La marche rapide avec Pauline

Dans le cirque des élections provinciales, un autre moment qui m’a fait éclater de rire en écoutant les nouvelles à la radio.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a riposté aux journalistes qui avaient semé le doute sur son état de santé.

Très tôt vendredi matin, elle les a amenés marcher avec elle dans le parc du Mont-Royal, à Montréal.

La chef péquiste avait lancé ce défi la veille, en boutade dans un point de presse, pour faire taire les rumeurs au sujet de son état de santé ou son horaire de campagne allégé.

Vers 5 h 45, la chef souverainiste a entamé sa marche rapide, un exercice qu’elle s’impose quotidiennement, mais cette fois accompagnée des médias.

Écouteurs d’iPod aux oreilles, la chef a trotté d’un bon pas durant une heure, pendant qu’une troupe de caméramans, de photographes et de journalistes essoufflés tentaient de la suivre.

Source: Radio-Canada

Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe

Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe

Évidemment, notre chère Pauline doit prouver aux médias qu’elle n’est pas sur le bord de la crise de nerfs. Comme elle le souligne, c’est encore une fois une affaire de double standard:

Mme Marois soutient que si elle n’est pas bien coiffée ou maquillée, elle aura l’air fatiguée, alors qu’un homme lui, aura l’air d’avoir travaillé fort.

C’est quand même quelque chose… tous les réseaux ont envoyé des journalistes et caméramans pour qu’on voit aux nouvelles que Pauline est top shape. Ça met en évidence le traitement médiatique sexiste dont sont victimes beaucoup de femmes en politique. Bra-vo. Vous pourriez pas nous parler des programmes des partis?

Et moi je dis à Pauline (car elle n’a plus de nom de famille, on le constate sur ses pancartes électorales, n’est-ce pas):

Cours, Pauline, cours!

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