Urbania tombe dans la craque de la facilité
Quand je suis rentrée chez moi ce soir, mon nouveau magazine Urbania m’attendait sous une couche de neige. Yeah! J’adore recevoir des magazines dans ma boîte aux lettres, c’est comme un cadeau que je m’offre à chaque mois. J’aime particulièrement Urbania, son ton irrévérencieux, son originalité et la variété des articles qu’on y trouve sous un même thème, me stimule dans ma jeune urbanité. Ouais, je suis dans le coup… 😉
Mais, oh horreur, quand j’ai enlevé la pellicule de plastique: une pin-up digne d’un calendrier de garage, les seins immenses bien en évidence, chevauchant lubriquement une peau d’un animal poilu non-identifié.
Quoi? Pour un Spécial Hockey on met une fille à moitié tout nu sur la couverture? Je veux bien croire qu’il y a un reportage sur les « plottes à puck » (s’cusez-la), mais de là à présenter le magazine comme le cousin design du soft-porn Summum?
Facile, trop facile. J’étais habituée à quelque chose d’un peu plus recherché de la part d’Urbania, je suis déçue. Espèrent-ils vendre davantage de copies? Faire parler d’eux? Provoquer gratuitement?
Plus je la regarde, plus elle me dérange cette photo. Je n’ai pas envie de laisser traîner mon magazine sur ma table à café, j’en suis presque gênée. Le seul point positif que j’y trouve, c’est que la fille n’a visiblement pas les seins refaits.
Bien que la photo soit esthétiquement réussie, c’est décevant, gratuit et pathétique.
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