Expliquer le SPM
« Accepter que la vie ne soit pas justifiée,
c’est accepter vraiment la vie. »
Edgar Morin
J’expliquais à mon chum la semaine dernière que d’être en syndrome prémenstruel, c’est un peu comme se retrouver soudainement absolument incapable de continuer à vivre avec des questions non résolues : incapable de continuer à vivre normalement sans savoir enfin pourquoi l’humanité existe, pourquoi la crise économique, George Bush, la pauvreté, nos chicanes de couple, mon rôle dans le centre de l’univers et pourquoi trop de choses ne se passent-elles pas exactement comme elles devraient (voire, comme je le voudrais).
Quelques journées grises où je refuse tout simplement de me faire faire à nouveau un passe-droit par l’univers, journées où je pointe le ciel et le menace du doigt pour qu’il me déballe enfin tout ce que je suis en droit de savoir maintenant que j’ai atteint l’âge adulte, et de préférence avant que j’atteigne l’âge d’or.
Alors finalement, malgré l’expression portée sur mon visage durant cette période riche en frustrations, il serait bon que tous sachent que je ne garde aucune rancune envers la personne qui me rentre dedans en sortant de l’épicerie, le vieillard qui sent mauvais dans l’autobus, le pigiste qui demande toujours plus que ce qui était établi dans son contrat et le conducteur qui me coupe et passe à 1 poil de provoquer la mort de 6 piétons – toute ma frustration est en fait dédiée à l’univers qui me laisse là, avec quelques vieilles miettes de pain très subtilement éparpillées sur mon parcours en guise d’indices sur le chemin à suivre pour accéder au bonheur. Comme si j’avais juste ça à faire, chercher les miettes dans la slush.
Alors, note au calendrier de me rappeler cette citation d’Edgar Morin le mois prochain.
(La citation d’Edgard Morin a été dénichée sur Repere.tv, vraiment rien à voir avec le spm, mais quand même une excellente ressource pour supporter votre prochaine crise existentielle.)
Sorry, the comment form is closed at this time.