Brésil: le viol est une faute bien moins grave que l’avortement
J’y pense depuis 2 jours sans cesse, peut-être avez-vous été aussi bouleversé.e.s que moi en apprenant la triste histoire de cette fillette brésilienne de 9 ans mêlant religion, éthique, viol et avortement.
Alors qu’elle est amenée à l’hôpital parce qu’elle souffre de maux de ventre, on découvre que la petite est enceinte de 4 mois de jumeaux. Elle a été violée par son beau-père. L’équipe médicale décide de pratiquer un avortement avec l’accord de la mère, car la vie de la mini-maman est en danger et qu’elle a été victime d’un viol. Ils peuvent faire l’intervention en toute légalité, car l’avortement au Brésil n’est permis que sous ces deux conditions. Eh oui, l’avortement est illégal dans ce pays très catholique d’Amérique latine.
Mais les autorités religieuses en ont décidé autrement:
Toutefois, ces conditions n’ont pas été jugées suffisantes pour l’archevêque d’Olinda et Recife, Jose Cardoso Sobrinho, qui a décidé d’excommunier l’équipe médicale qui a procédé à l’avortement ainsi que la mère de la petite victime. Il a invoqué comme argument que « la loi de Dieu est au-dessus des lois humaines ». (…)
Cependant, les autorités religieuses ont refusé de sanctionner le beau-père violeur puisque, selon elles, « le viol est une faute bien moins grave que l’avortement ».
Via Radio-Canada
Permettez-moi de sautez une coche! Déjà de savoir que l’avortement est illégal dans ce pays, c’est rushant, mais en plus qu’on condamne la victime plutôt que le violeur, c’est du dérapage religieux extrême! J’en reviens tout simplement pas… Pourquoi en rajouter quand la cour est déjà pleine?
Des Brésiliennes sont descendues dans la rue le 8 mars pour protester et réclamer la légalisation de l’avortement. C’est assez improbable que leur souhait soit exaucé, car plus de 65% de la population brésilienne s’y oppose. Entre temps…
chaque année, plus d’un million de Brésiliennes se font avorter dans des cliniques clandestines. D’ailleurs, c’est la quatrième cause de mortalité chez les femmes de ce pays.
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