La Fédération des femmes du Québec dans de beaux… hijabs
Dans un récent communiqué de presse paru le 9 mai dernier, la Fédération des femmes du Québec a pris position dans le débat houleux entourant le port des signes religieux au sein de la fonction publique québécoise. La FFQ a choisi de ne pas appuyer l’interdiction du port du hijab chez la femme qui œuvre dans la fonction publique.
Bien que l’identité religieuse soit une thématique des plus délicates, cette prise de position de la FFQ a été fortement décriée par certains milieux féministes qui se sentent trahis par un organisme qui devrait pourtant les parrainer. À leurs yeux, il est odieux de permettre ouvertement le port d’un signe de « soumission » de la femme. Du point de vue de la FFQ, on s’explique en faisant valoir l’importance de l’intégration des femmes et de la liberté de culte. En outre, Michèle Asselin, présidente de la FFQ, tient les propos suivants :
En même temps qu’elles s’opposent à l’obligation qui est faite aux femmes de porter des signes religieux ici et ailleurs dans le monde, elles s’opposent également à l’interdiction du port de ces signes au sein de la fonction et des services publics québécois. « Pas d’obligation, pas d’interdiction »
Aux premiers abords, ces propos paraissent contradictoires: la FFQ rejette le port de symboles religieux chez la femme, mais le tolère au sein des services publics du Québec. Ailleurs, c’est mal, ici, c’est bien?
Bannir ou non les signes religieux dans les institutions québécoises est, de toutes façons, un débat qui n’a pas fini de faire couler l’encre. Est-ce que la féministe en vous se sent outrée par une telle décision? Ou, au contraire, appuyez-vous la démarche de la FFQ?
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