Féminisme.tv: Mad Men
J’ai été soufflée dès le premier épisode de Mad Men: la qualité des dialogues, le jeu intense d’acteurs peu connus, le charme suranné des décors et des costumes… Après quelques heures d’écoute, j’ose affirmer : si vous vous demandez pourquoi le féminisme existe, écoutez cette série.
Les rôles féminins dans cet univers d’hommes de pub sont représentatifs de l’époque (les années 50, juste avant que Betty Friedan ne brasse la cage de l’Amérique avec sa Femme Mystifiée) : on a Joan, la secrétaire satisfaite de son sort qui se sert de ses atouts pour conserver le peu de pouvoir qu’elle a dans la boîte; Peggy, la secrétaire non satisfaite de son sort et qui aspire à plus, et finalement Betty, l’épouse et mère au foyer parfaite, volcan qui gronde sous la lisse surface. Et au cours de la première saison, on sent que l’éruption s’en vient !
Les personnages masculins sont aux antipodes de la rectitude politique : ils boivent au bureau, fument n’ importe où et ne se gênent pas pour mettre la main aux fesses de toute demoiselle qui passe. Quand une femme tente d’émettre une opinion, on lui dit gentiment de se la fermer. Pourtant, le vernis de ce petit monde craque, et les hommes eux-mêmes sentent que leur univers va bientôt changer…
Un mot sur Christina Hendricks, l’actrice qui incarne Joan, qui fait à elle seule éclater les stéréotypes de la beauté. Toute en courbe, cette somptueuse rousse qui tient à sa taille « forte » est éblouissante dans des robes très ajustées. Y’a pas à dire, la mode dans ce temps-là avantageait les formes! (SOUPIR)
Juste pour rire, me voici chez Sterling Cooper. Pour vous voir dans Mad Men.


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