Le 8 mars, parce que…

… quand on oublie de souligner la présence d’inéquité, perçue ou réelle, on s’oublie nous mêmes. Dans le cas de la journée internationale de la femme, l’inéquité est bien réelle. Et mal perçue. Je me frappe encore à des murs de brique quand je parle de (mon) féminisme. « Ben voyons, c’est vieux ça, les choses ont changées, quand même….on a plus besoin de féministes! »  Dans mon dedans, je me dis : » Pardon? De kessé? »
Quand j’ai invité mon entourage (féminin, de surcroît) à lire nos billets (dont les miens, of course) on m’a répondu « mais je suis pas féministe, moi. ». Il me semble que c »est comme répondre « Mais chus pas noir » à quelqu’un qui voudrait nous parler du mois de l’histoire des Noirs. Pardon, de kessé?

C’est pour ne pas oublier ce qu’il reste à faire mais aussi le terrain gagné qu’il faut souligner le 8 mars. Ce n’est pas tout de revendiquer, il faut encore prendre le temps d’apprécier nos victoires, quelles qu’elles soient. Je ne vois pas venir le jour où la journée internationale de la femme ne sera plus nécessaire, à même titre que l’Histoire dans notre mémoire collective. Bien que les intervenants et les raconteurs peuvent parfois être biaisés par leur expériences ou leurs allégeances, il reste que lorsqu’il s’agit d’injustice, nous devons tendre l’oreille.  On fait la part des choses ensuite, soit.   Pour ma part, consciente que rien n’est jamais réellement acquis pour toujours, le 8 mars représente encore un jour d’espoir.

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