Féminisme.pub: McDo et les mamans

Crédit photo: Caroline Roy-Blais (30 juillet 2011)

Dans la même foulée que la série Féminisme.tv amorcée par notre co-rédactrice en chef, Isabelle N. (que j’avais continué… pour un article!), j’entame aujourd’hui une nouvelle série portant sur la pub! N’hésitez pas à la poursuivre!

L’autre jour, en révisant les photos dans mon cellulaire, je suis tombée sur cette photo que j’ai prise le 30 juillet 2011:

Après m’être félicitée d’avoir eu la présence d’esprit de prendre une photo (j’avoue n’avoir AUCUN souvenir de ladite pub sur le sac de McDo – nous passerons ici sous silence nos réticences personnelles, tant syndicales que nutritionnellesidéologiques et justifiées quant à l’entreprise états-unienne), j’ai eu une réaction violente: « VRAIMENT!?!?! Les MAMANS s’y connaissent…? Et les pères eux!?!?!?

Puis, sans rien dire, je l’ai montré à un ami Belge, qui ne se considère pas particulièrement comme féministe. Sa PREMIÈRE réaction a été: « Ce genre de pub n’aurait JAMAIS pu sortir en France ou en Belgique, les groupes féministes sont trop présents! » Et moi de répondre qu’au Québec non plus une pub pareille ne devrait pas avoir passée inaperçue

Cette pub est sexiste

  • d’abord parce qu’elle oublie complètement les pères comme potentiels décideurs de la qualité des aliments que leurs enfants ingèrent;
  • ensuite, elle sous-entend que les mères sont naturellement des expertes de la question de la qualité des aliments;
  • enfin, elle ré/conforte les personnes mangeant chez McDo (pour une raison ou une autre) de faire le bon choix pour leurs enfants (MARKETING!)!
Il faut souligner que cette affirmation est d’abord une pub pour leur sondage auprès de 5 mères états-uniennes à qui McDo a laissé carte blanche pour témoigner de la qualité des aliments… mais quand même! Veut-on vraiment se laisser imposer une vision de la société, de notre société, par les hautes sphères du marketing états-unien?

Je vous invite à partager votre opinion sur cette pub au Service à la clientèle de McDo, puisque comme le soulignait l’une des intervenantes du film L’Industrie du Ruban Rose  de Léa Pool: « Nous ne réalisons pas le pouvoir que nous avons en tant que clientèle. » Nous avons le pouvoir (et le devoir) de faire changer les choses!

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