6 suggestions pratiques destinées aux personnes non travailleuses du sexe qui veulent entrer dans le débat sur la prostitution

cropped-238919636_2175e1dd3a1Ce billet est un clin d’oeil à un autre texte publié sur Je suis féministe.

Règle 1: Prenez conscience que les discussions devraient être menées par des personnes de l’industrie.

En corollaire à la règle 1 : Les personnes pouvant prendre part de la façon la plus constructive et pertinente au débat sur les enjeux de la prostitution sont celles qui l’ont vécue ou la vivent au quotidien. Les autres personnes n’ont qu’une idée vague de ces enjeux, basée sur les statistiques souvent faussées qui sont publiées, ou encore sur des témoignages indirects faits par d’anciennes travailleuses du sexe, ou, pire encore, sur une idéologie qui s’éloigne de la réalité.

Règle 2 : Soyez conscientes de vos privilèges de personnes non prostituées.

En corollaire à la règle 2 : Les personnes prostituées vivent une oppression sociétaire extrêmement violente, tant avec la réalité de criminalisation et les risques pour leur santé et pour leur sécurité, qui peuvent parfois mener au meurtre. N’oublions pas que les personnes prostituées ont 14 fois plus de chances de se faire agresser ou tuer que tous les autres groupes de la société.

Il est facile, lorsqu’on n’est pas travailleuse du sexe, de juger quelqu’un qui l’est. Mais on oublie facilement qu’on a d’autres choix, d’autres avenues, et que cette personne ne les a pas nécessairement.

Règle 3 : Apprenez à écouter.

En corollaire de la règle 3 : Avant de parler, essayez de comprendre le point de vue et le vécu de la personne en face de vous. 100% des organismes par et pour les travailleuses du sexe dans le monde entier demandent la décriminalisation : en leur martelant que ce n’est pas ce qu’elles souhaitent, vous transformez ces milliers-millions de femmes en « majeures incapables », à qui il faudrait expliquer ce qui est bien pour elles.

Au lieu de toujours chercher à professer son point de vue, il est bon de se rappeler que, dans une discussion, on en apprend souvent beaucoup plus en se taisant et en écoutant les autres parties.

Règle 4 : Résistez à la tentation inconsciente de dominer.

En corollaire à la règle 4 : Si vous dominez le débat, mais que vous n’êtes pas une personne de l’industrie, si vous croyez parler au nom de « toutes les pauvres filles », vous infantilisez les femmes qui se sont battues et se battent encore pour leurs droits dans les milieux politiques et juridiques, dans les organisations, dans les débats, dans les médias, etc. Ces femmes ont l’autonomie, l’intelligence et le jugement nécessaires pour décider ce qu’elles veulent faire dans leur vie, et nier leur autodétermination est une forme de domination. Vous ne pouvez pas prétendre mieux savoir ce qu’elles veulent qu’elles-mêmes.

Règle 5 : N’essayez pas de jouer au Chevalier Servant et/ou à la Mère Poule.

En corollaire avec la règle 5 : Les travailleuses du sexe ne sont pas des victimes qu’il convient de sauver à tout prix. Elles ne sont pas des petites filles, des pauvres filles, ou des femmes à encadrer ou surveiller. Elles sont des travailleuses : certaines ont des conditions de travail horribles, et il convient de réglementer le milieu pour leur permettre de travailler en sécurité et en collaboration avec les forces de l’ordre; d’autres ont de bonnes conditions de travail, mais vivent avec la crainte d’être criminalisées. Au lieu d’essayer de les sauver, laissez-leur la possibilité de négocier elles-mêmes leurs conditions de travail ou joignez votre voix pour les soutenir dans leur lutte.

Règle 6 : Ce n’est pas parce que vous êtes féministe que vous êtes exempt(e) de ces suggestions.

En corollaire à la règle 6 :  Il est merveilleux que vous soyez féministe, mais ne croyez-vous pas que c’est de reproduire une forme d’oppression que de ne pas respecter les suggestions ci-dessus, sous prétexte que votre cause est juste et que vous savez ce qui est bien pour les autres femmes? Croyez un peu en l’autodétermination des femmes et en l’empowerment des travailleuses; elles connaissent l’industrie, vous non.

 

 

34 Comments

  • Tuxedo
    3 mars 2014

    Je pense que certaines des affirmations sont évasives, comme le fait que 100% des organismes par et pour les travailleuses du sexe dans le monde entier demandent la dé-criminalisation.
    Parce si vous parlez de dé-criminalisation des prostituées c’est vrai, mais pour celles des clients et des proxénètes, c’est loin d’être le cas. Donc la formulation manque de clarté.

    Ensuite, seul les prostituées en exercice ont le droit de s’exprimer sur le sujet, il est donc interdit de faire référence aux témoignages de survivantes de la prostitution et interdit de s’appuyer sur les témoignages des associations de terrain qui fournissent des aides aux prostituées, et aussi donc, aux témoignages de prostituées recueillis par ces associations, même celles qui sont en exercice ?

    Et là où franchement j’ai un petit doute, c’est lorsque vous proposez de censurer aussi les témoignages des anciennes prostituées… Quelle justification vous invoquez pour ça ? Puisqu’elles connaissent les enjeux de l’industrie donc pour quelle raison sont-elles interdites de parole ?

    Finalement, ce site, est devenu un site des syndicats des travailleurs sexuels ou un site féministe ?

    Dans ce cas, peut-on évoquer sur ce site, en tant que féministe non prostituée, la prostitution, phénomène qui est discuté et analysé par des féministes comme par exemple Andrea Dworkin ou Kajsa Ekis Ekman ?

    A-t-on le droit en tant que féministe de donner son avis sur les textes d’Andrea Dworkin, qui, je le rapelle, s’est prostituée ou doit-on se taire ?
    Andrea Dworkin doit-elle être censurée aussi ou non ?

    Que penser de philosophes féministes telles que l’autrice de « l’être et la marchandise » doit-elle être interdite d’expression, doit-on s’abstenir de la citer ou de faire référence à son travail ?

    Les statistiques sont bannies, les statistiques de l’ONU sur la traite d’être humains aussi ou pas, quelles sont exactement les statistiques qu’il est interdit de citer ?

    Et sinon, ça touche tous les sujets, genre il est interdit de s’exprimer sur le GPA si on ne la pratique pas ? Parce que tant que l’on ne l’a pas pratiqué soi-même on ne peut pas décemment exprimer une opinion politique sur les enjeux d’une telle pratique ?

    Donc en fait, ici, c’est un site féministe ou les féministes qui auront le droit de s’exprimer sur la prostitution seront celles qui sont prostituées actuellement, finalement, c’est ça ? Les autres, les féministes qui ne seraient pas des « travailleuses du sexe » n’ont pas la légitimité d’exprimer un avis ?

    Finalement, la suggestion principale tient en une seule chose, se taire sous peine de dominer et d’opprimer les « travailleuses du sexe » ?

    Euh, ce sont les nouvelles règles du site ?

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    • La rédaction
      3 mars 2014

      Le site Je suis féministe est un blogue collaboratif et n’a pas de position sur la question TDS/prostitution.

      Chaque correspondante est libre de prendre la position qu’elle ou il veut. Si vous désirez répondre à ce texte par un article, il est possible de nous contacter! 🙂

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    • Gustave
      4 mars 2014

      Marylie a raison de dire que les organismes par et pour les travailleuses et travailleurs du sexe demandent la décriminalisation. Partout dans le monde. Si vous en connaissez qui réclament la criminalisation des clients, pourriez-vous nous donner des exemples?

      Marilye ne parle pas des survivantes dans son texte. Je doute d’ailleurs qu’elle utilise ce terme de « survivante » qui fait parti du langage de la revendication par la victimisation. Elle me semble êtee plutôt du côté de la revendication par l’affirmation, elle.

      Pourquoi lui faites-vous le reproche de vouloir faire taire ces ex travailleuses du sexe? Le problèmes des survivantes, souvent formatés dans les sectes abolitionnistes, c’est que, elles, elles prétendent parler au nom de tout le monde. Il y a une asymétrie dans ce débat. Celles qui se nomment survivantes ont cette fâcheuse tendance à confondre leur expérience personnelle avec celle de toutes les tds, sinon, comme elles disent souvent, de l' »immense majorité » d’entre elles. Les organisations par et pour les travailleuses du sexe ne nient pas, de leur côté que plusieurs tds sont des « victimes ».

      Pourquoi dites-vous que les statistiques de l’ONU sont bannies? Elles sont d’exécrable qualité, les statistiques de l’ONU et ceux qui les utilisent, essentiellement dans le camp abolitionniste, les connaissent généralement très mal. Les statistiques globales sur la prostitution sont toutes mauvaises. Toutes? Oui, toutes. On ne peut pas calculer des pourcentages quand on ne connait pas les populations. La statistique présentée par Marylie (14 fois plus de chance d’être agressé) n’est d’ailleurs pas moins mauvaises que les autres.

      « Finalement, la suggestion principale tient en une seule chose, se taire sous peine de dominer et d’opprimer les “travailleuses du sexe” ? » Je n’irais certainement aussi loin que cela. Mais le discours de Miville Deschesnes se fait bel et bien sur le dos des tds.

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      • Kristine
        4 mars 2014

        Gustav, en réponse à votre question: Suède, Norvège, Islande, Finlande.

        Loin de moi l’idée d’idéaliser la solution de la criminalisation des clients. Cette façon de faire vient avec son lot de problèmes.

        Il y a d’autres choix; nos options ne s’arrêtent pas à criminaliser les TDS OU criminaliser les clients. Comme dans toute relation professionnelle, le rapport TDS clients peut certainement être constructif. Mais il peut aussi y avoir un rapport de force: soit à la faveur du dispensateur de service, soit à la faveur du client. J’ai hâte d’habiter dans une société qui tienne en compte toutes ces possibilités.

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        • Marylie Savoie
          5 mars 2014

          Faux
          En Suède entre autres Rose Alliance explique pourquoi le  »modèle nordique » est une violence faites aux TDs.
          Les groupes PAR et POUR de Norvège , Islande et Finlande sont pro-décrim et aux aussi respectivement des sites web prenant politiquement position.

          La meilleure façon de pouvoir dénoncer les abus de pouvoir et de force ainsi que les situations d’exploitation est d’ouvrir un espace permettant aux personnes abusées-exploitées-etc de les dénoncer sans risquer leur sécurité, leurs revenus ou la criminalisation de leurs proches ou d’eux-mêmes.

          Il n’existe AUCUN organisme par et pour les travailleuses du sexe qui revendique une criminalisation d’une des parties.
          Et ce consensus est mondial.

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        • Kristine
          6 mars 2014

          Oui, excusez-moi. Je pensais qu’on parlait de criminalisation des clients au niveau légal, et non des demandes des organismes… que je ne connais pas d’ailleurs.

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  • Daphne
    3 mars 2014

    Je ne sais pas à qui s’adresse ce texte exactement; qui ‘domine le débat’? Qui sont les gens de l’industrie (terme large) qui devraient dominer ce débat? Ceux qui y sont pour le profit financier avant le bien-être des femmes et filles (où sont leur priorité quand l’offre ne suffit pas à la demande)? Doit-on écouter équitablement les travailleuses du sexe qui veulent en sortir (et non pas seulement y ‘travailler en sécurité et en collaboration avec les forces de l’ordre’), celles qui sont prises dans un engrenage propre au milieu de la prostitution, ou seulement celles qui sont ‘empowered’? Les témoignages d’ex-prostituées ne méritent-ils pas d’être pris en compte (d’autant plus que parfois, le recul acquis apportent d’autres perspectives)? Des regroupements tels IWASI (Indigenous Women Against the Sex Industry) méritent-ils d’être écoutés? Les analyses féministes sur le phénomène de la marchandisation des femmes et leurs impacts peuvent-elles être prises en considération? Peut-on aussi prendre en compte les rapports concernant la situation dans les pays où la prostitution a été légalisée?

    Et après qu’on ait écouté tout le monde s’exprimer, est-on finalement en droit de se forger une opinion et de l’exprimer? Ou faudrait-il que cette opinion aille dans un certain sens pour avoir droit de parole? J’ai la désagréable impression ici qu’on essaie par la bande de museler certaines voix afin qu’un seul point de vue soit reconnu valable…

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  • Natalie Garon
    3 mars 2014

    Je pense que beaucoup de personne sont d’en mesure de s’exprimer et d’avoir une vision très juste de ce milieu même si elles n’ont pas exercé la prostitution. Sans vouloir être des chevaliers servants, il faut se rendre à l’évidence que plusieurs prostituées sont prises dans un engrenage qui fait qu’elles ont besoin d’aide et d’encouragements pour se sortir d’une situation qu’elles croient être une fatalité.
    Aussi, le fait que la prostitution existe a un impact sur les relations hommes/femmes et sur plusieurs autres aspects de la vie de toutes les personnes. Par exemple, les parents d’une jeune fille qui soupçonnent un gang de la manipuler pour la prostituer ne méritent-t-ils pas d’être écoutés même si ils ne se sont jamais prostitués?

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  • Kristine
    3 mars 2014

    Article très criticable, qui se comporte justement de la façon qu’il propose que l’on ne se comporte pas.

    Le sophisme par l’argument d’autorité, vous connaissez?  »J’en sais plus que toi, mon argument est plus valide que toi, parce que je l’ai vécu ».

    En plus d’utiliser une structure de  »décret de règles ».

    Voilà des attitudes très dominatrices. Comme féministe, je choisis quotidiennement des règles que je veux bien suivre, de celles qui me contraignent à adopter un comportement de soumise… Je sais à quoi m’en tenir avec celles-ci.

    Juste non.

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    • Kristine
      3 mars 2014

      Ouff. Considérant que le billet est un clin d’oeil à un autre billet, et considérant la forme et le contenu de cet autre billet très criticable aussi, je comprends mieux le sens. 🙂

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  • Marie
    3 mars 2014

    Je trouve que ce texte n’a rien à voir avec celui qui sert « d’inspiration »… Il y a un grand manque d’objectivité et de discernement. Je ne sais pas si le but de l’auteur était satirique, mais je le souhaite presque.

    Par contre, même par humour, je trouve que la position exprimée est dangereuse…
    Dans le 2e et 4e paragraphe, il y a une grande généralisation:

    «Il est facile, lorsqu’on n’est pas travailleuse du sexe, de juger quelqu’un qui l’est.»
    et
    «Ces femmes ont l’autonomie, l’intelligence et le jugement nécessaires pour décider ce qu’elles veulent faire dans leur vie, et nier leur autodétermination est une forme de domination.»

    C’est carrément stupide de croire que TOUTES les personnes qui ne sont pas dans le domaine jugent les prostitués ou trouvent qu’elles n’ont pas assez de jugement, voyons donc! Moi, c’est un sujet qui me touche car c’est des êtres humains qui vivent des conditions difficiles qu’on banalise trop souvent et qu’il y a un impact direct sur ces être humains et leur vision de la vie… Donc, je crois que la majorité des gens qui se penchent sur cette question, ne croit pas que les prostitués manquent de jugements, mais par ailleurs trouvent que la société en manque lorsqu’elle fait comme si ça n’existait pas.

    De plus, il suffit de faire un tant soit peu de recherche sur la psychologie pour savoir que lorsque des êtres humains vivent de façon répétée des phénomènes stressants, perturbants ou violents; notre cerveau utilise des mécanismes de défenses.

    Qu’est-ce que ça veut dire ça? Ça veut dire qu’il faut introduire ces personnes dans son contexte et regarder d’un point de vue extérieur EN PLUS de prendre le temps de comprendre leur points de vue.
    Pourquoi? Parce qu’il se peut (je précise que ce sont des possibilités et non des faits) que ces personnes aillent un point de vue altéré, une perception biaisée voir des distorsions cognitives et cela n’a rien à voir avec l’intelligence ou le manque de jugement, ça s’appelle être un être humain qui a besoin de survivre comme tous les autres humains. Donc, ces questions se posent par tout le monde qui ont à coeur le bien être des vrais victimes de ce débat soit les prostitués femmes, hommes ou trans.

    Le texte sur les hommes et le féminisme ne mentionnent en aucun cas d’exclure les hommes du débat, il suggère des pistes qui pourraient leur facilité l’entrée. Les hommes sont importants dans le débat féministe et tout le monde bénéficierait si plus de gens participait au féminisme si leurs intentions sont compatibles avec le bien être des femmes. Cela tient également pour la prostitution, toutes personnes qui ont envie d’essayer d’améliorer les conditions de vies de cette partie importante de notre société doit prendre part au débat. C’est ça un débat.
    L’auteur de ce texte-ci n’a soit rien compris ou fait des blagues minables qui, encore une fois, banalise le rôle que la société doit prendre pour améliorer le sort de ces êtres humains!

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    • Kristine
      3 mars 2014

      Moi, je trouve que ce texte a tout à voir avec le texte d’inspiration. Il prend un ton condescendant envers les hommes, leur expliquant, avec un abécédaire un peu infantilisant, les bases de l’empathie, de l’ouverture à l’autre. Je suis bien d’accord avec vous: prostitution, ou féminisme, les non-prostituÉes, et les hommes ont leur mots à dire. Toutefois, je ne trouve pas que le texte sur les 12 règles abonde dans ce sens, et, les deux textes excluent une portion de la population:

      « le féminisme concerne les femmes. C’est à propos de nous, pour nous et mené par nous. Ce n’est donc pas à propos de comment vous vous sentez blessé ou menacé par le féminisme ou les femmes, ou à propos de comment vous êtes opprimé en tant qu’homme. Nous savons que le patriarcat a un impact négatif sur tout un chacun, mais ici n’est pas l’endroit pour attirer l’attention sur les souffrances des hommes. Nous vous encourageons fortement à mettre sur pied vos propres groupes pour discuter de ces enjeux ».

      Je pense que les arguments que tous ont bien soulevé dans leurs réponses contre cet article sont excellents, et devraient s’appliquer presque mots à mots aux 12 suggestions. En ce sens, ce texte est très bien conçu… mais manque-t-il sa cible? Est-ce que beaucoup constateront leur incohérence d’applaudir à un article, puis de basher sur l’autre? Et s’il manque sa cible… peut-être qu’il devient plutôt, finalement, aussi dangereux que le texte auquel il réfère…

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      • Marie
        4 mars 2014

        Je suis en partie d’accord avec vous. Par contre, je reste sur l’idée que le texte d’inspiration est plus ouvert et flexible sur son point de vue.

        Ce que je n’aime pas de ce texte et la raison pour laquelle je le critique c’est son manque de nuance et de discernement. Dans le second texte, il y a des propos affirmatifs et inflexibles alors que le premier prend la peine d’essayer de peser l’autre côté de la médaille. Le premier texte ne dit pas que les hommes ne doivent pas participer au débat, il tente de repositionner le débat. Selon ma compréhension, l’extrait que vous avez mis en citation essaie de dire que malgré l’impact sur les hommes le féminisme se veut d’abord un moyen de regarder la condition des femmes. Le second texte est agressif et intransigeant ce qui me suggère que c’est peut-être de l’ironie… Si tel est le cas, je trouve cela tout à fait irrespectueux de tenter la banalisation d’un sujet aussi pertinent.

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  • Valerie
    3 mars 2014

    Pour ma part, je voudrais qu’on m’explique un bout de cet article, que je ne comprends sincèrement pas.
    L’auteure dit qu’
    « Il est facile, lorsqu’on n’est pas travailleuse du sexe, de juger quelqu’un qui l’est. Mais on oublie facilement qu’on a d’autres choix, d’autres avenues, et que cette personne ne les a pas nécessairement. »
    Est-ce que c’est d’utiliser mon privilège que de dénoncer une situation de non-choix? Ou alors je devrais me taire et accepter que j’ai des choix que d’autres n’ont pas?
    Je ne comprends pas comment on peut revendiquer que c’est un choix de vie et de travail, quand quelques lignes plus tôt on parle que j’ai des avenues que d’autres n’ont pas. Cet argument pourrait plutôt, à mon sens, justifier la criminalisation.
    Vraiment, j’écoute, je me tais, je respecte, mais je ne comprends pas.

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    • Marie
      4 mars 2014

      Je suis d’accord avec vous qu’il y a beaucoup d’incohérence dans ce texte. De plus, il propose que l’opinion de cet auteur est la seule vérité possible comme s’il était un expert incontestable… Très grand manque de réflexion et de discernement.

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  • Marylie Savoie
    3 mars 2014

    Étant l’auteure de cet article je vais ici en expliquer le but et certains points.
    Je vous demande de le relire , je n’ai absolument à aucun moment exprimé mon souhait d’une légalisation de la prostitution ou d’une décriminalisation complète.

    Je suis juste TRÈS lasse que des personnalités influentes telles que des ministres, des mairesses, des portes-paroles prennent la paroles au nom de ces  »pauvres filles » et disent des absurdités totales.

    Je crois sincèrement que les nouvelles lois qui vont êtres réécrites au Canada devraient être réécrites avec des travailleuses du sexe et des ex-tds , et non pas dans un but idéologique unique au détriment de la réalité de ces personnes.

    Je suis lasse de lire des déclarations infantilisantes, je suis lasse de me faire dire que je suis aliénée, que mes collègues le sont.
    Non la prostitution n’est pas rose, mais elle n’est pas noire non plus.
    Elle est multiples.

    Et mon texte s’adresse aux grands de ce pays qui veulent décider de mon avenir et de celui de milliers de personnes sans même nous consulter.

    Mon texte est arrogant et cynique, mon texte est rempli de colère, il ne veut pas exclure les gens du débat, il dit simplement ; HEY ON EXISTE ET ON EST DES HUMAINS!

    Je suis une sous-femme, je suis une pute, je suis une femme que la société considère comme se manquant de respect, mon travail explique que l’on m’insulte, que l’on m’agresse, que l’on me menace.
    Et le gouvernement me répète que ce n’est absolument pas un problème de société, non .

    Le problème c’est moi.

    Moi qui veut être une escorte, moi qui revendique le droit de gagner ma vie ainsi.
    Je veux avoir le droit de travailler ainsi SANS me faire dire que je manque de respect, sans me faire dire que je n’ai pas de dignité, que je vaux mieux, que je me fais violence, que je me fais violer, que je suis une pauvre fille.
    PERSONNE n’a le droit sauf moi de dire si je me fais agressé ou non, PERSONNE n’a le droit sauf moi de dire ce qui se passe dans MON corps.
    Et cela s’applique a toutes les tds.

    Mon texte dit qu’il serait temps qu’on arrête de parler et qu’on écoute ce que les filles de rues, les filles sans papiers, les hommes prostituées, les femmes trans , les escortes de luxe, les voyageuses, les sugar babies ont à dire.
    Il seraient temps qu’on deviennent des citoyen-nes à part entières.

    Si en consultant les organismes PAR et POUR les TDS le gouvernement et les organismes arrivaient à la conclusion que le mieux est une pénalisation, j’en serais moi aussi convaincue.
    Car les lois auraient été crée avec l’aide de personnes directement impliquées.

    Pour encadrer le milieu de la construction le gouvernement demandent à des gens du milieu de la construction…Alors pourquoi ne trouves-t’il pas normal de demander à des gens de l’industrie du sexe pour encadrer celui-ci?

    Mon texte est une réponse à toutes les Julie Miville-Dechêne, qui préfèrent abolir la prostitution plutôt que la violence à notre égard, à toutes les Maria Mourani , qui nous surnomment  »Pauvres filles » , à toutes les Isabelle Hachey , qui faussent les statistiques, à toutes les Diane Matte qui citent Nelly Arcan ( qui a réfuté son premier livre dans son second et de multiples fois en entrevue) comme si son livre était une biographie plutôt qu’une autofiction.
    Mon texte demande au gouvernement et aux gens en général , de nous écouter, et de nous aider à porter notre message, plutôt que de décider à notre place.
    Le message en question , ce n’est pas à moi de décider ce qu’il est , je ne suis pas l’industrie au complet.

    Marylie Savoie , escorte indépendante et militante féministe convaincue

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    • Marie
      4 mars 2014

      Merci d’avoir pris le temps d’expliquer ce que vous avez voulu dire.

      Moi aussi, je vous ai déjà lu; je n’avais pas fait le lien entre cet article et vous. Je vous trouve courageuse de dire haut et fort votre opinion.

      Je trouve que votre explication fait beaucoup plus de sens et preuve de nuance, j’aurais aimé que votre texte soit composé un peu plus de cette manière. Je suis triste de savoir que vous avez reçu ou perçu tant de « déclarations infantilisantes» comme vous l’écrivez plus haut. Je suis d’accord avec vous, il n’y a pas de « sous » humains; juste des humains. L’occupation ou les expériences vécues ne devraient jamais être confondu avec la personne elle-même qui est avant tout un être humain intègre qui fait son possible et qui mérite le respect. J’aimerais que personne ne soit assez stupide pour en croire le contraire, mais malheureusement ces gens existent. Heureusement, plein plein de personnes qui n’ont pas vécu l’impact de la prostitution (comme moi) sont très au courant de cette égalité (soit que nous sommes tous des être humains). C’est d’ailleurs ça qui me touche, le fait qu’il n’y a rien qui me différencie d’une prostituée outre mes expériences de vies plus avantageuses. Pour ma part, ça fait longtemps que malgré mon parcours de vie houleux; je sais que le mieux que je peux faire c’est de tendre la main vers les autres qui l’ont eux encore plus compliqué que moi.

      Bref, je pourrais vous expliquer en long et en large mon point de vue, la seule chose que j’ai le goût de vous partager c’est qu’il faut faire preuve de parcimonie lorsqu’on traite d’un sujet aussi complexe. Comme vous l’avez écrit, il n’y a rien de tout noir ou tout gris. Le danger est que lorsque l’intention du texte n’est pas clair, il donne beaucoup de jeu aux personnes moins bien intentionné qui ont un discours visant à blâmer les soit-disant «choix» de vie d’autrui sans faire prendre le contexte qui ont parfois forcer ce «choix».

      J’espère qu’un jour je pourrai m’entretenir avec vous de vive voix, je crois que vos textes gagneraient à être raffiné et qu’une joute verbale vous serait probablement favorable.

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      • Marylie Savoie
        5 mars 2014

        Ouff , j’avoue être restée assez choquée de lire la fin de votre commentaire.

        Je vous invite à expliquer la conclusion de votre commentaire , car je ne comprends pas en quoi une joute verbale me serait favorable sur un sujet que je maitrise déjà parfaitement , tant dans mes arguments que dans ceux adverse ( ayant déjà été militante à LaCLES, avant de découvrir Stella).

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        • Marie
          5 mars 2014

          Cela se voulait un compliment.

          Je crois seulement que les discussions verbales vous permettraient de préciser et expliquer votre point de vue plus rapidement ce qui, à mon humble avis, serait favorable à la compréhension de votre point de vue (en référence en l’explication que vous avez apporté à votre texte).

          Toujours en me référant à votre explication qui est venu par la suite, cela me laisse l’impression que vous pourriez élaborer d’avantage votre argumentaire dans un contexte verbal plutôt qu’écrit. Puisque vous semblez faire preuve de nuances, j’ai l’impression que votre ton de voix ou vos expressions faciales auraient refléter ces nuances.

          Je crois seulement que votre message se véhiculerait mieux ainsi. Vous faites ce que vous voulez de mon avis, c’est vraiment juste mon opinion. Mes commentaires visaient à vous offrir des pistes de solution si vous voulez que quelqu’on comme moi (et d’autres si je me fies aux commentaires) puisse saisir votre texte. Comme vous, je crois qu’il est essentiel que toutes législations (et même tout débat) devraient consulter les personnes concernées en premier lieu.

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  • Kristine
    4 mars 2014

    Merci de tes clarifications, Marylie.

    Tu es une femme autonome et indépendante, avec une tête sur les épaules; ce n’est pas la première fois que je vois tes sorties dans les médias.

    On te soutient, et plusieurs d’entre nous partagent exactement le même avis que toi, et serions prêtes à le défendre et à le faire valoir.

    Le débat sur la prostitution est toujours miné… il n’est pas facile de trouver un équilibre entre: laisser la liberté à ceux qui sont libres, tendre la main pour soutenir ceux qui ne le sont pas et qui souffrent, mais surtout, il n’est pas facile d’avoir la sagesse de faire la différence entre les deux, ou mieux, d’adopter un comportement respectueux et inclusif de ces multiples réalités.

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  • Tuxedo
    4 mars 2014

    Vous avez de la chance de pouvoir répondre Gustave, (je ne vois pas personnellement comment faire du coup je mettrai tout en bas, en espérant que vous tomberez dessus tant pis).
    Je fais justement référence aux réseaux de survivantes dans les associations par et pour les prostituées, mais évidement si vous considérez que ces dernières sont formatées par les sectes abolitionnistes ça règle le problème. Et qui est condescendant et jugent les prostituées quand vous parlez des survivantes comme de zombies qui se sont fait lavées le cerveau par des « sectes » ?

    Vous n’êtes vous même pas dans l’ouverture et le débat, les gens qui ne sont pas de votre avis sont formatés par des sectes et se victimise, wahou ! Et après vous donnez des leçons de respect ?

    Ecoutez, je n’ai jamais eu l’impression que les discours tenus par les « travailleurs du sexe » ne se prétendaient pas être représentatif de toute la profession, n’est-ce pas d’ailleurs le défaut principal de ce article, qui sucre la parôle à tous les autres ?

    Je trouve personnellement des personnes comme Rebecca Mott (comme d’autres d’ailleurs, c’est la première qui me vient à l’esprit, c’est tout) tout à fait dans l’action et l’affirmation et pas du tout méprisable comme vous semblez le sous entendre, je trouve sa réflexion forte et pertinente et cela s’éloigne carrément du discours que peuvent tenir les adeptes de sectes (j’en connais !).

    Bref, vous appelez au respect et à la tolérance, eh bien, il faudrait commencer par appliquer ces propres préceptes, parce que je vous trouve particulièrement méprisant.

    Quant aux statistiques, elles sont toujours sur des échantillons, une population statistiques étant généralement supérieure à l’échantillon étudié. Les statistiques sur les chômeurs par exemple ne sont jamais réalisés sur tous les chômeurs, ce n’est pas pour ça qu’on les jette à la poubelle, de la même manière, tous les travailleurs au chômage ne sont étudiés, ceux qui ne sont pas inscrit à pôle emploi par exemple ou encore ceux qui n’ont pas de papiers et sont des immigrés clandestins. Vous croyez qu’ils apparaissent dans les statistiques ou dans les échantillons statistiques de la population ?

    Non, et pourtant vous auriez très mauvaise foi à refuser toutes les statistiques sur les chômeurs.

    Je vois beaucoup de mauvaise foi dans votre commentaire.

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    • Gustave
      4 mars 2014

      Toxedo, les réseaux de « survivantes » ne sont pas des réseaux par et pour les travailleuses du sexe, ce sont des réseaux d’ex travailleuses du sexe qui ont vécu des traumatismes.

      Si je fais référence aux sectes c’est parce que plusieurs passent dans filets d’organisations à caractère sectaires comme ici au Québec, la CLES et en France le mouvement du Nid où on leur apprend un langage standardisé : les « personnes prostituées », les « prostitueurs » et autres vocables qu’elles récitent d’une manière formatée à chaque fois qu’elles parlent publiquement. Ces organisations ne se gênent pas pour les instrumentaliser dans leur combat. Si j’étais vraiment méchant, je dirais qu’elles passent d’un manipulateur à un autre.

      « Ecoutez, je n’ai jamais eu l’impression que les discours tenus par les “travailleurs du sexe” ne se prétendaient pas être représentatif de toute la profession, n’est-ce pas d’ailleurs le défaut principal de ce article, qui sucre la parôle à tous les autres ? »

      Vous m’avez mal compris. Stella nous dit: il y a une grande variété de conditions travail et de situations personnelles dans les métiers du sexe. La abolos et les « survivantes » nous disent: ce n’est pas vrai. Elles se font exploiter partout, elles sont toutes des victimes.

      Je veux bien compatir avec les souffrances personnelles de Rebecca Mott, voir même avec les écrits violents qui lui servent de catharsis. Il ne faudrait peut-être pas penser, comme elle, que toutes les tds vivent ou ont vécu sa misère.

      Mon mépris ne s’adresse pas aux survivante, tuxedo. Il s’adresse plutôt à la CLES qui mène présentement une bataille sur le dos des travailleuses du sexe.

      C’est impossible de tirer des échantillons probabilistes chez les travailleuses du sexe. La première condition c’est d’avoir une banque des coordonnées de toutes les personnes qui font parti de la population étudiée. Ça n’existe pas pour les tds. La 2e condition, c’est que toute les personnes dans la population étudiée aient une chance égale d’être choisie par tirage aléatoire. La première condition n’étant pas satisfaite, la seconde est impossible.

      C’est hélas un truc que la CLES ne comprend pas. Ils interrogent 100 personnes dans leur environnement et ils s’imaginent que c’est un échantillon probabiliste. Ils trouvent qu’il y a beaucoup de victimes dans leurs échantillons. C’est plutôt normal: c’est la victimisation qui caractérise leur clientèle. Il confonde l’étude de clientèle avec le sondage.

      Et en passant, non, les statistiques de ll’ONU ne reposent pas sur des échantillons.

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    • Marylie Savoie
      5 mars 2014

      Je suis entièrement d’accord avec Gustav
      Sauf sur un point.
      ONU-SIDA, Médecins du Monde, ONU-Femmes , La cour suprême du Canada , Amnistie Internationale et pleins d’autres sommités se sont positionnés en faveur d’une décriminalisation du travail du sexe pour des raisons de sécurité et de dignité.

      Quand je parle de statistiques faussées je fais références aux statistiques style JdM  » 92% des prostituées consommes de la drogue dure » et on apprends plus loin que ce sont les chiffres du SPVM, et donc que c’est leur recensement, considérant que le SPVM agit principalement sur les travailleuses de rues, il auraient donc été juste de titrer ;  » 92% des prostituées de rues consommes de la drogue dure ».
      Ceci est un exemple, mais j’en ai d’autres en poche si vous le souhaiter.

      Je ne sucre pas la parole à tous les autres, je considère seulement que ce sont les ex-tds et les tds qui devraient pouvoir discuter avec le gouvernements de nos conditions de travail dans le but de créer de nouvelles lois. Je ne diminue absolument pas la valeur du témoignage d’une femme ayant été agressée ou exploitée et je considère que celle-ci a autant le droit que les autres tds et ex-tds de s’exprimer sur le milieu.

      Par contre, je considère que les personnes ne connaissant rien de l’industrie, n’ont absolument pas à travailler sur les conditions de travail de milliers de personnes au non d’une idéologie.

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      • Krisine
        5 mars 2014

        Qui est-on pour juger qu’une personne ne connaît rien de l’industrie alors qu’elle n’en fait pas partie? Comment décide-t-on de qui, extérieur à l’industrie, connaît les conditions de travail de milliers de personnes de l’industrie, versus qui ne les connaît pas?

        En parallèle, qui est-on pour juger que le témoignage d’une ancienne tds est représentatif de toute l’industrie, ou non. Comment sait-on à qui on doit accorder du crédit ou pas?

        La question n’est pas si simple, et ne se résout pas par six règles.

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  • Tuxedo
    5 mars 2014

    Concernant le langage standardisé, vous m’excuserez, mais il y en a aussi chez le Strass ou Stella, c’est un peu court pour affirmer qu’il s’agit de secte… Parce que sinon, ce serait leur cas aussi !

    Concernant les statistiques et les études je pense que les gens sérieux liront les articles lorsqu’ils sont disponibles et décideront si oui ou non elles sont représentatives ou valides.

    Dans le livret qui a été publié ici, j’ai personnellement lu des études qui défendaient les points de vue du réseau juridique canadien VIH/sida j’en ai lu quelques unes que j’ai réussi à trouver (qui étaient disponibles librement sur internet) et les échantillons étaient très très loin d’être représentatifs, et dans certains cas « minuscules », certaines études portaient uniquement sur les « Transsexual and Transgendered People » qui ne sont pas représentatifs non plus de la prostitution dans son ensemble…

    Je ne sais pas mais je ne me sens pas très à l’aise avec vos « conseils » dans la mesure où ils décident à ma place de ce qui est légitime et « vrai » ou ce qui est n’importe quoi, ce que je dois croire ou non en en appelant à l’argument d’autorité de c’est ma vie donc je sais et pas vous. Que cela puisse s’appliquer pour les témoignages, c’est une chose qui paraît logique que seules les personnes qui ont vécues une situation puissent la décrire selon la façon dont ils l’ont vécu et que personne ne le fasse à leur place. Franchement, je trouve ça tout à fait logique et légitime, mais que cette compétence s’étende à l’évaluation des études scientifiques, non.

    Concernant les études, c’est quand même un peu fort que vous décidiez vous-même des études qui sont « lisibles » et que l’on a le droit de citer et celles qui doivent être censurées. Le minimum concernant les études et les articles scientifiques normalement, c’est de les mettre à la disposition des gens et de leur laisser se forger leur propre avis. Une étude scientifique se basant sur une méthodologie qui de toute façon est toujours critiquable et jamais parfaite. On peut donc critiquer une étude en démontrant avec des arguments qu’elle part de présupposés faux ou qu’elle contient des erreurs. Mais les censurées à priori parce qu’elles ne vont pas dans le bon sens idéologique est franchement critiquable.

    Pour ONU femme, je n’ai rien trouvé en cherchant sur internet rapidement, malheureusement, tout ce que j’ai pu trouvé de la part de l’ONU, c’est des références à Joy Ngozi Ezeilo, Rapporteur spécial de l’ONU sur le trafic des êtres humain, 2013/05/31 dans des articles de journaux et il semble que les avis soient partagés même dans l’ONU.

    Je ne vois pas de quel droit vous décidez, sans exposer votre critères précisément, les positions idéologiques qui sont légitimes ou pas. Justement, je trouve ça extrêmement sectaire. L’axe du mal d’un coté et l’axe du bien de l’autre… Interdiction de citer et lire tout ce qui vient de l’axe du mal, c’est à dire les abolitionniste et l’ONU ou toute organisation qui n’adopte pas les bonnes conclusions???!!!

    Pour Amnesty internationale, je trouve cet article qui date de janvier 2014 http://notis-consulting.net/content/amnesty-pour-une-prostitution-l%C3%A9gale qui dit que c’est très critiqué au sein de l’organisation dont ce n’est pas le domaine et que cela doit être voté en avril par les membres.

    Honnêtement, je trouve que vos informations laissent à désirer. Alors pour le camp d’en face c’est peut-être aussi le cas, mais je pense que je dois être capable de me faire moi-même une opinion et je trouve certaines « règles » que vous avez édictés en la matière très discutables et certaines des informations que vous transmettez incomplètes. Tout ça ne m’inspire pas confiance.

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  • gustave
    5 mars 2014

    Pour ONU femme
    http://www.nswp.org/sites/nswp.org/files/UN%20Women's%20note%20on%20sex%20work%20sexual%20exploitation%20and%20trafficking.pdf

    Ce n’est pas une position officielle, c’est une note, mais c’est une note qui nous renseigne beaucoup sur la capacité de leur personnel de bien comprendre les choses. En voici un extrait :

    « The conflation of consensual sex work and sex trafficking leads to inappropriate responses that fail to assist sex workers and victims of trafficking in realizing their rights. Furthermore, failing to distinguish between these groups infringes on sex workers’ right to health and self- determination and can impede efforts to prevent and prosecute trafficking. »

    Vous ne m’en voudrez pas j’espère, tuxedo, d’opposer ce passage à celui-ci qui est de vous:

     » Je ne sais pas mais je ne me sens pas très à l’aise avec vos “conseils” dans la mesure où ils décident à ma place de ce qui est légitime et “vrai” ou ce qui est n’importe quoi, ce que je dois croire ou non en en appelant à l’argument d’autorité de c’est ma vie donc je sais et pas vous. »

    Dans ce passage, vous faites la critique de l’agenticité en la plaçant au rang d’argument d’autorité. Je remercie en tout cas ONU femmes de nous rappeler qu’il existe un droit à l’auto-détermination.

    C’est à l’encontre de ce droit que les prohibitionnistes — il faut toujours bien les nommer pour ce qu’ils sont — font valoir un interdit de la prostitution.

    En ce qui me concerne, j’ai été élevé aux valeurs libérales, la première étant précisément ce droit à l’auto-détermination. Toujours selon ce système de valeurs, l’État est en droit de contraindre les citoyens dans leurs droits, mais dans la seule condition où l’exercice de ce droit, qui se traduit ici dans un contrat entre deux individus, nuirait à des tiers. À défaut de nuire aux autres je me battrai avec ma dernière énergie pour protéger les espaces de liberté et j’appuierai de tout mon coeur ceux qui se battent pour protéger les leurs. Notre émancipation passe par nos luttes pour protéger et étendre nos espaces de liberté. Pensez une seconde à ce qu’a été le mouvement des femmes. Il se mesure en gain d’espace de liberté.

    Mais quand le mouvement des femmes (je ne sais pas trop à quelles vague on est rendu) commence à livrer des batailles pour restreindre les libertés de celles qui ne marchent pas au pas et en prêchant sur ce qu’est la bonne conscience, je trouve qu’il revient à l’époque, avant les années 1950, où c’était l’église qui jouait le même rôle.

    En terminant, moi l’intervention de Marylie je l’ai compris de la façon suivante:

    1 Le jugement Bedford nous dit que les lois actuelles contraignent les tds dans leur sécurité.

    2 Le gouvernement fédéral doit pallier le problème.

    3 Marylie nous dit simplement. Hey! C’est ma job. Je ne vais pas dire au gouvernement ce qu’il doit doit faire avec les notaires, avec les travailleurs de la construction, avec les coiffeuses. Je les laissent discuter ensemble. Laissez négocier nos conditions nous-mêmes.

    Elle ne va pas s’asseoir à la table de négociation des chargés de cours de l’UQAM. Elle ne veut pas de chargés de cour de l’UQAM à sa table.

    Et ce qui l’indispose suprêmement, je pense, c’est que beaucoup de ceux qui s’invitent à table sont complètement ignorants des conditions de travail réelles des tds. Ils ont vu un film qui les a fait pleurer, lu un article dans un journal, écouté un personnage politique, se sont soudainement auto-proclamés experts de la question et là paf! les effluves de l’indignation leur sont monté à la tête.

    Laissez-les parler en leur nom!

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  • Tuxedo
    6 mars 2014

    Tout d’abord, merci pour la note ONU Femme. Bon ça commence par « on est très au courant de tout, des études etc. » (mais on s’épargnera une bibliographie ou une référence à un rapport mais bon…) donc il faudra faire comme on vous dit, mais en même temps, s’il s’agit d’une note interne ^^. Mais bon, là, personnellement je ne suis pas du tout convaincue, il n’y a aucun arguments mais plein de bons sentiments et de souhaits pieux. Pourquoi pas, mais cette note est très très sommaire. Il n’y a pas de comparaison par exemple entre pays ayant légalisé et quelle type de légalisation fonctionne ou pas etc. Vous voyez ce que je veux dire, il n’y a rien ou presque dans cette note. Elle n’a pour le coup aucune autre valeur que celle d’un argument d’autorité, il n’y a pas le plus petit début de faits ou de démonstration, rien du tout.

    Sinon j’entends ce que vous dites, mais moi, dans ce billet qui se veut un clin d’œil à une autre billet qui s’adresse aux hommes sur ce site, je n’ai pas vu les mentions du jugement Bedford, ni celui du gouvernement fédéral ni non plus la table des négociations. Surement aussi parce que je suis française et donc peu au fait des développement chez vous. Mais je ne l’ai pas du tout compris de la même manière.

    Personnellement, j’avais plus l’impression qu’il s’agissait d’un « guide de savoir vivre » lorsque l’on abordait la question de la prostitution qui s’appliquait partout, tout le temps et notamment sur ce site. Et je trouve que ça ressemble fort à une invitation à se taire et à oublier son esprit critique. Lorsqu’on en est à empêcher les autres de parler et d’émettre un avis parce qu’ils ne sont pas directement concernés par la situation on a dépassé le stade de l’agenticité.

    En plus, je pense que la prostitution est un fait social qui a des effets sur toute la société et pas forcément uniquement sur les gens qui sont dans cette industrie. Il me semble légitime, comme pour tous les faits sociaux, que tout le monde puisse en discuter sans être censuré. Et franchement, il me semble que c’est un sujet qui regarde le féminisme et qu’une réflexion féministe sur le sujet ne peut pas être économisée.

    « Et ce qui l’indispose suprêmement, je pense, c’est que beaucoup de ceux qui s’invitent à table sont complètement ignorants des conditions de travail réelles des tds. Ils ont vu un film qui les a fait pleurer, lu un article dans un journal, écouté un personnage politique, se sont soudainement auto-proclamés experts de la question et là paf! les effluves de l’indignation leur sont monté à la tête. »

    Cela est surement très vrai, mais ce n’est pas clair de mon point de vue du moins dans ce billet, qui avait plutôt l’air de s’adresser aux personnes sur ce site internet et à tout le monde qui n’était pas prostitué. En tout cas, moi c’est comme cela que je l’avais compris.

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  • Kristine
    6 mars 2014

    Les organismes communautaires rassemblent des gens dans le but de se donner les moyens, ensemble, d’améliorer leurs conditions, bien sûr qu’il faut entendre ces gens: bien sûr qu’il faut les écouter très attentivement.

    Mais, il y a toujours l’effet  »beigne »; les organismes POUR et PAR n’arrivent pas toujours à rejoindre les gens qui bénéficieraient le plus de leurs services.

    Par exemple, pour, un organisme de groupe de soutien parental, qui sont les parents qui vont y aller? Ceux qui ont le plus de difficultés avec leurs pratiques parentales? Probablement que ce sera davantage des parents qui se soucient énormément de leurs enfants. Des parents proactifs, qui connaissent leurs ressources.

    Je m’imagine la même chose pour les organismes de TDS. Qui sont les TDS qui auront d’emblée le réflexe de fréquenter ces organismes? Celles qui sont le plus en état de vulnérabilité (par exemple, toxicomanie, sous le joug d’un proxénète, etc.) ou celles qui ont une tête sur les épaules et arrivent par elles-mêmes à faire les démarches pour assurer leur protection?

    Certaines stats parleront de 70 % de ces femmes très vulnérables… d’autres diront 3 %. En réalité, on s’en fout. Même si c’est 1/ 1000.

    Moi, je m’inquiète pour cette femme sur 1000. Vous, qui faisez partie d’organismes PAR et POUR, vous êtes fortes, avez une tête sur les épaules, que proposez-vous pour cette femme vulnérable? Comment pouvez-vous garantir que vous allez parler pour elles… vous en avez plein vos bottes avec vos propres conditions de travail. Comment pouvez-vous garantir que la réalisation de vos besoins et vos choix n’aggraveront pas sa situation à elle, qui est peut-être  »pire » que la vôtre?

    Liberté d’auto-détermination: okay. Mais, quand on songe à la façon dont l’autodétermination peut se concrétiser, il ne faut pas oublier les conséquences sur les plus vulnérables, qui le sont d’autant plus qu’elles sont, selon vos dires, minoritaires.

    Je comprends, les pays nordiques de criminaliser les clients, pour le bien des plus vulnérables. Je comprends les organismes PAR et POUR de s’y opposer, pour le bien du plus grand nombre des TDS qui forment ses organismes.

    Me semble qu’on pourrait se forcer à trouver une solution inclusive de tout le monde et qui inclut toutes les réalités, celles des plus vulnérables, comme celles des plus autonomes, non?

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  • gustave
    7 mars 2014

    Des solutions inclusives. Vous être remplie de sagesse, Kristine.

    Si je peux me permettre une dernière intervention (d’un homme qui n’est pas tout à fait à sa place ici!), vous écrivez : « les organismes POUR et PAR n’arrivent pas toujours à rejoindre les gens qui bénéficieraient le plus de leurs services ».

    Je serais très curieux de savoir ce qui vous fait dire cela. C‘est en tout cas complètement faux pour Montréal. J’exagère à peine en disant que Stella connaît à peu prêt toutes les travailleuses de rue par leur petit nom. Il n’y pas un seul autre organisme qui en rejoigne ne serait-ce que le dixième. Ce sont les seules professionnelles qui consacrent leur temps de travail exclusivement auprès des travailleuses du sexe. Depuis vingt ans. Une expérience accumulée incomparable, des services rodés.

    Fuck ! C’est elles nos experts. Perso, j’essaie de m’imaginer la binette qu’elles font quand elles lisent les lettres d’opinion de Julie Miville Dechêne, dont l’ignorance sur la question est abyssale, dans Le Devoir. Qu’ils soient tannants les gérants d’estrade, passe encore. Sauf que par les temps qui courent, ils deviennent carrément nuisibles. La CLES, même le CSF à demi mots) mènent une guerre contre Stella. Une putasserie sans nom. L’indécence caractérisée. L’ignorance dans ce qu’elle a de plus crasse.

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  • Kristine
    7 mars 2014

    (je pense que vous avez votre place ici, comme homme)

    Je ne connais pas particulièrement la réalité de l’organisme Stella. Mais en général,  »l’effet beigne », c’est un problème récurrent dans les organismes communautaires, et quand on oeuvre en prévention.

    Est-ce que Stella rejoint la TDS qui ne veut rien savoir de cet organisme? Je m’imagine, malheureusement, qu’il y ait des personnes qui ne sont pas intéressées à être connues de cet organisme, des femmes qui pensent que Stella les surveille, tente de les contrôler. Des personnes mal informées, ou alors, qu’on informe mal sciemment… Des personnes qui n’ont peut-être pas la capacité physique ou mentale de faire une visite à cet organisme. Je pense que les raisons de ne pas vouloir aller à Stella, bien que plusieurs soient fausses, soient pourraient être nombreuses pour certaines personnes. Mais au fond, je n’en sait rien. Peut-être que, comme vous le dites, Stella les rejoint toutes…

    Mais si Stella a trouvé la solution pour rejoindre TOUTES les TDS, incluant (et surtout) les plus vulnérables, celles qui sont les plus pockées par la vie, j’aimerais bien qu’elles parlent de leur méthode: y’a beaucoup d’organismes communautaires d’autres domaines, qui aimeraient savoir comment faire pour joindre TOUS les plus vulnérables.

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  • Maxime
    25 avril 2015

    Lorsqu’on parle de la prostitution, on dit tout et n’importe quoi. Par exemple, on a l’impression que seules les femmes se prostituent. On se limite toujours au schéma femme prostituée/homme client.Or, il n’y a pas une mais des prostitutions. C’est oublier la prostitution masculine homosexuelle et hétérosexuelle. La prostitution des hommes en direction des femmes serait-elle taboue ? Il y a pourtant des clientes de gigolos ou d’escorts boys.

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    • Marylie S.
      25 avril 2015

      Effectivement les abolitionnistes parlent uniquement de ce schéma.
      Par contre, les pro-décrim reconnaissent que 27% du travail sexuel est effectué par des femmes trans ou des hommes homosexuels. Pour les hommes hétérosexuels avec clientes femmes, il faut malheureusement compter un 1% et un peu moins même.
      Et ce 1% est assez visible dans les médias/oeuvres de fictions si on pense entre autre à Magic Mike , Cheval Dragon , plusieurs films sur les gigolos dont je pourrais retrouver les titres facilement, le passage cette semaine justement à TLMEP d’un ex-danseur du 281 , etc.
      En fait , c’est vu de façon positive que d’être un travailleur sexuel hétéro , le stigma de la pute est beaucoup moins fort, les risques d’exclusion sociale aussi.
      Ce qui justifie amplement que les femmes faisant une prostitution hétérosexuelle , les hommes gais et les femmes trans prennent le devant de la scène pour pouvoir combattre les préjugés avec plus de force.

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  • emmanuelle
    8 mars 2016

    Travailleuse sociale actuellement dans un centre d’accueil et prévention auprès d’usagerEs de drogue, ancienne militante d’act up et ayant également travaillé auprès de personnes qui ne s’ autoproclamaient pas travailleuses du sexe mais prostituées car peu leur importait le politiquement correct mais la concretude de vie, j’ai également un point de vue, même si je ne suis pas en position « communautaire » ni d’auto support concernant les actes sexuels rémunérés.
    Quelques questions me viennent à la lecture de l’article et des commentaires.
    1- Doit on être mort pour travailler, avoir un avis politique, ou avoir de l’empathie en soins paliatifs?
    (On me posait souvent la question concernant mon expérience des drogues sur mes premiers postes dans le domaine des additions… et j’ai aujourd’hui une réponse politique claire qui renvoie au fait qu’on ne cherche pas forcément de l’aide ou un soutien d’une personne identique qui repondra en miroir mais à une identité sociale et/ou professionnelle aussi parfois…)
    2- on parle de la prostitution et/ou des femmes?? Quid des travailleurs du qexe hommes et transsexuellEs?
    3- considèret’on ici les différences de patcours des petsonnes (la nigériane prise dans un réseau et qui economise pour racheter sa liberté, le gigolo qui aime le sexe et l’argent rapides, le jeune roumain quo n’a pas trouvé d’autre moyen en arrivant à Paris pour envoyer l’argent promis à ses parents,l’usagere de drogue qui doit pouvoir se payer sa galette, les trans sud américaines qui pensent à baiser sans capote ou trouver un toxico contaminé au VIH et qui leur donnera sa seringue pleine de virus pour beneficier d’un titre de sejour pour soins et del’AAH, etc etc… le choix, ou pas, la vie et ses conditions differentes selon le pays d’origine. Bref, il me semble que victimiser ou revendiquer un choix de principe serait finalement nier tellement de situations que ça en deviendrait justement des positions de principes finalement peu élaborées et partisanes. C’est d’ailleurs aussi pour ça que je suis partie d’Act Up qui revendiquait absolument le terme »pute », « pédé » ou « toxico », pour représenter des personnes concernées mais qui ne se reconnaissaient pas dans cette revendication ni en capacité de l’assumet… bref
    3- pourquoi juger ou dénigrer des pensées ou avis de « non », « ancien », « peut être furur », anti ou pro travail du sexe?
    On peut aussi avoir des émotions, des idées politiques, féministes ou pas, homme, femme, transgenre…. l’important me semble t’il est de rester empathique et ne pas juger la différence, même si elle nous effraie, non?) Et ouis encore une fois, les anciennes… pas de généralités svp, tout comme il y a des multitudes de chemins sui mènent au travail du sexe, il en existe autant qui en font sortir… pas uniquement la rédemption, la libération, le mariage avec un prince charmant. ..non on peut aussi juste changer de voie, de priorité, bref, de vie tout simplement comme tant d’autres le font, non?

    Finalement, je crois que ce qui m’interpelle dans cet article, c’est qu’on ne parle pas des travailleurs et travailleuses du sexe, ni de la politique régissant leur activité, mais qu’on l’utilise pour justifier un droit à la censure de propos qui ne seraient pas acceptables ou engagés dans un certain sens. Dommage. Si on s’ attardait plutôt sur les personnes qui le vivent au quotidien pour de vrai??…

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