Télévision: média inéquitable pour les femmes
Je suis une fille et je vais faire de la télévision bientôt. J’ai donc lu avec un grand intérêt le dossier sur l’inéquité salariale qui sévit dans le milieu télévisuel écrit par Nathaëlle Morissette dans La Presse. Voici trois textes disponibles sur le web:
Moins de rôles… et moins d’argent pour les femmes
Selon les plus récents chiffres obtenus par La Presse, qui seront rendus publics à l’automne, en 2008, les femmes artistes ont gagné 77,4% du revenu moyen des hommes. Pour l’ensemble des cachets versés au cours de la même année, le revenu des hommes a augmenté de 7,7% alors que celui des femmes a connu un accroissement de 2,7% seulement.
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Autre problème également soulevé: les femmes sont souvent reléguées à des personnages secondaires, mentionne Mme Marleau. «Par exemple, au théâtre, si un homme a 20 journées de répétitions, la femme va peut-être en faire sept ou cinq. C’est toujours la femme de…, la blonde de…, la mère de…, la fille de… Les premiers rôles sont davantage donnés aux hommes.»
Aujourd’hui, l’UDA encourage ses membres à briser la loi du silence afin qu’ils aient un meilleur pouvoir de négociation. «C’est vrai que les gens ne parlent pas vraiment de ça. Mais on sait que c’est là, admet Pascale Desrochers, alias Louise Pouliot dans Virginie. Dans le métier, on ne connaît pas vraiment le salaire des autres. Et tant que ça reste secret, c’est là qu’on se nuit. Quand tu ne le sais pas que le gars fait 300 $ de plus que toi, tu ne peux pas vraiment chialer.»
Iniquité salariale chez les acteurs : les producteurs impuissants
Du côté de l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), la présidente, Claire Samson, assure que ses membres sont sensibles à la question de l’équité dans le nombre de rôles attribués. Elle insiste toutefois pour dire que les producteurs seuls ne peuvent régler la situation. «Ce n’est pas nous qui décidons de ce que les réseaux vont diffuser.»
À ce que je comprends, c’est autant la faute du système en place (hello le patriarcat) qui favorise les grands rôles masculins que celle de la négociation à l’aveuglette. Mouain. Y’a du travail à faire les filles!
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