Léa Clermont-Dion et le féminisme relooké

1509841_10152325231131718_2082759107_nChère Léa,

Comme toi, à l’âge de 14 ans, je me suis regardée dans le miroir et, du haut de mes 125 livres, j’ai trouvé que j’en avais cinq de trop. S’en est suivi une longue suite de régimes et d’entraînements pour atteindre cette image parfaite qu’on me crachait au visage quotidiennement, avec hargne presque, dans la rue, à la télé, dans les magazines… Comme toi, je voulais tellement être aimée1 et comme toi, j’ai rendu mon corps malade pour ça. Je n’ai pourtant jamais été anorexique. Je ne voulais pas être maigre, je voulais être parfaite.

Pour cela, je ne me suis pas contenté de peser 120 livres. Au cégep, j’ai été la meilleure de mes cours, même les cours d’anglais langue première. J’ai aussi été la fille qui remet sur pied le comité environnement, la fille qui siège sur le Congress, la fille qui a toujours trois réunions en même temps, la fille dont les parents reçoivent des lettres de félicitations à chaque session, la fille qui mange ses toasts en marchant pour l’école, la fille qui met son maillot sous ses vêtements pour avoir le temps d’aller à la piscine le midi, la fille qui parle au téléphone avec son chum en même temps que de souper, la fille qui maximise ses moindres faits et gestes. Le fille qui… Ouf !

En entrant à l’université, j’ai reçu une pluie de bourses. J’en ai eu pour des dizaines de milliers de dollars de bravos. Mais comme j’étais tellement parfaite, tu le sais, j’ai fait l’incontournable voyage d’aide humanitaire en Afrique. Ça m’a beaucoup fait réfléchir. J’ai lentement pris conscience de mon problème d’overachievement (la meilleure traduction que j’aie trouvée étant « suraccomplissement »). À l’université, j’ai commencé à consulter. Mais même dans ma façon de ne plus vouloir être parfaite, j’essayais de performer. Je ne voulais plus m’entraîner au gym, je voulais faire des sports « que j’aime », je voulais faire du yoga « pour me relaxer », je voulais aller au théâtre « pour prendre une pause ». Un vrai petit guide Châtelaine personnifié !

Après trois stages à l’étranger, deux bourses de recherche, deux postes sur des exécutifs d’associations étudiantes, j’ai fait une dépression nerveuse. À l’âge de 23 ans. Quatre ans plus tard, j’ai changé de domaine d’études deux fois, j’ai essayé d’arrêter mes médicaments deux autres fois, mais sans succès. Je ne suis plus la fille qui réussit comme avant parce que je n’ai plus cette énergie. Maintenant, quand je vois les pubs pour les bourses du type Fondation Force, comme celle que tu as gagnée, en dessous de « vous êtes jeune, dynamique, engagé-e, vous excellez dans tous les domaines en servant la soupe populaire du pied gauche et en parrainant un enfant pauvre de la main droite », j’ai le goût de rayer « appliquez pour cette bourse » et d’inscrire « consultez dès maintenant ».

Comme toi, je suis féministe. Mais à l’inverse de toi, je ne crois pas que ni Châtelaine, ni Clin d’œil, ni Ton Petit Look ne soit un bon vecteur pour ma lutte. Une page sur deux de ces conneries vise à me faire croire que si je donne tout mon argent à une compagnie de cosmétiques, les gens vont m’aimer encore quand je serai vieille et moche. Tu me diras que les matantes qui lisent Châtelaine doivent sortir de leur zone de confort et être exposées à un discours féministe. Je te dirais, d’accord, mais un petit commentaire critique sur le contenu de ces magazines tout ce qu’il y de plus avilissant pour la femme ? Et peut-être, toi qui t’en prends au culte des apparences, aurais-tu pu décliner gentiment les photoshoots

Pourtant, comme toi et comme beaucoup d’autres féministes que je connais, je ne crois pas que l’esthétisme soit en contradiction avec l’égalité de l’homme et de la femme. Je ne me gêne pas pour me maquiller ou me mettre de belles petites robes que j’en ai envie. Ce n’est pas la question. La question, tu l’as esquivée dans ton entrevue avec Judith Lussier dans le journal Le Métro le 29 mars dernier. Comment peux-tu, d’un côté, t’autoproclamer comme la grande combattante du culte des apparences et de l’autre, jouer les starlettes en posant pour des revues féminines et en travaillant à La Voix ? Comment peux-tu écrire La Revanche des moches tout en affichant des photos léchées de toi partout ? Si j’étais réellement moche et que tu osais parler en mon nom, je serais probablement hors de moi, mais je ne joue pas la carte de la fausse modestie. Oui, je sais, à côté des mannequins nous sommes toutes surdimensionnées. Mais est-ce à cela que tu circonscris le culte des apparences ? À la maigreur ? Ou est-ce que tu pourrais élargir le culte des apparences à celui de notre image globale, notre image sur la place publique ? Ou même jusqu’au self-branding de féministe, comme l’a si bien formulé une camarade de l’UQAM ?

Si Mme Lussier pense que c’est trop souvent dans ton dos qu’on te critique, sous-entendant par là que c’est par jalousie et insultant du même coup notre intelligence, hé bien je te le dis ouvertement aujourd’hui, alors que tu lances ton premier essai dans une déjà longue carrière de personnalité publique : tu ne me représentes pas Léa. Tu n’es pas la jeune féministe que je souhaite voir parler en mon nom. Et si les médias en ont trop souvent décidé autrement, c’est à mon avis parce que ton discours remet si peu de choses en question. Une formation en ligne pour les députés ? Voilà qui ne devrait pas trop ébranler le patriarcat !

Si tu en as marre qu’on te prenne pour un petit yogourt périmé parce que tu es féministe, moi j’en ai marre qu’on te donne la parole pour que tu rendes cette image relookée de la petite fille parfaite. Plutôt que de libérer la femme de sa « burka de chair », j’ai l’impression que ça encourage la féministe à être toujours mignonne malgré sa colère, tout en transportant son CV dans une brouette… avec le sourire! Je voudrais voir un discours tout différent émerger au sujet de la place de la femme dans la société. Pas celui de jeunes femmes qui « suraccomplissent » dans les apparences pour plaire en co-signant une charte d’un côté et en faisant circuler une pétition de l’autre. Si Chantal Lamarre a affirmé à tort sur les ondes de Radio-Canada que tu t’étais « illustrée au printemps érable », nous, hommes et femmes qui nous sommes impliqués corps et âmes dans cette lutte, savons très bien que tu n’étais pratiquement jamais à tes assemblées générales, ce qui ne t’a pas empêchée de tendre le carré rouge devant les caméras avec d’autres personnalités publiques dès que la grève est devenue in.

 En effet, ce que je voudrais que l’on puisse voir au sujet des féministes, ce sont des femmes qui s’accomplissent – plutôt qu’elles ne suraccomplissent – dans des milieux d’hommes. Des femmes qui ont participé activement à la grève de 2012, par exemple, qui ont osé parler au micro, même si leur voix se faisait tremblotante les premières fois, des femmes qui ont organisé des manifestations, des actions de perturbation politique. Je voudrais aussi voir plus de femmes dans les milieux intellectuels, qu’elles osent plus parler dans les séminaires, qu’elles s’attaquent à des sujets d’hommes, des sujets théoriques par exemple, et qu’elles laissent enfin de côté ce fameux syndrome de l’imposteur. Non, si j’espère quelque chose pour la place de la femme, c’est justement qu’on ne la relègue plus à des rôles d’apparence de protestation, de petites critiques sociales complaisantes et bien-pensantes. Non, si la femme doit prendre sa place pour agir dans la société, ce ne sera sûrement pas avec le sourire ni devant les caméras.

Céline Hequet

– – –

1 « On a toujours parlé des femmes comme étant le beau sexe ou encore le sexe faible, alors cette vulnérabilité et cette infériorité qu’on nous a inculquée sont toujours présentes, même si nous sommes en 2013 et que l’égalité des droits est acquise. Ces stéréotypes-là se perpétuent toujours et veux, veux pas, ça à de l’influence sur le développement des femmes. Se faire dire “T’es belle!” dès l’enfance peut faire en sorte que, des années plus tard, on est prêtes à beaucoup si on veut plaire. » dans http://urbania.ca/blog/4636/thigh-gap-et-autres-ecarts

 

65 Comments

  • Tuxedo
    4 avril 2014

    Moi j’aimerais ne plus voir des féministes critiquer d’autres féministes publiquement, vous êtes des grandes filles, vous pouvez peut-être discuter tranquillement en privé plutôt que nous infliger ce genre de règlement de compte pas très reluisant.

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  • Marie
    4 avril 2014

    Ce texte identifie un malaise réel.

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  • FéminismeS
    4 avril 2014

    Il est important de pouvoir exprimer notre dégoût. Il y a bel et bien un malaise. Mais il me semble que Léa Clermont-Dion n’en est pas la véritable cause, elle en est simplement la « figure ».

    Paradoxalement, elle est une figure forte de ce qu’elle dénonce (dans sa charte, puis dans ce livre)

    Mais il faudrait peut-être qu’on se laisse le droit d’être paradoxales, entre féministes. Cet impératif de la perfection intellectuelle est en train de devenir pratiquement aussi paralysant que l’impératif de la beauté.

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  • Zoé
    4 avril 2014

    Un petit conseil amical pour Tuxedo, si cela vous pique les yeux, regardez ailleurs 😉

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    • liberté007
      4 avril 2014

      merci Zoé…pour ta réponse à Tuxedo…ben oui ça ….le culte du secret…des petites magouilles…non on doit pouvoir dire les choses clairement…il est bien ce texte…je l’approuve totalement…tuxedo semble ne pas comprendre qu’il ne s’agit pas de règlement de comptes…malheureux quand même..qu’il faille encore se la fermer parce que ça ne plait pas à Môssieur..

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  • judith
    4 avril 2014

    «vous êtes des grandes filles, vous pouvez peut-être discuter tranquillement en privé plutôt que nous infliger ce genre de règlement de compte pas très reluisant» #paternalime

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  • Joëlle
    4 avril 2014

    C’est paradoxale de retrouver ce genre d’article quand on 2009 jesuifeministe.com publiait sur son site ceci:

    https://jesuisfeministe.com/?p=1462

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    • Marianne
      4 avril 2014

      L’opinion émise dans ce texte n’engage que son auteure. Nous prônons une diversité des points de vue.

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    • Caroline R.
      5 avril 2014

      Merci Joëlle de ramener ce texte. Je ne trouve pas cet article paradoxal. Ça démontre qu’à Je suis féministe, on essaie de publier des textes qui vont dans toutes les directions.

      Comme ma collègue l’a mentionné ailleurs:
      « [Full disclosure:] On a beaucoup délibéré à JSF avant de publier ce texte, mais on assume notre décision. Pour avoir été en contact avec l’auteure, je pense que son « coup de gueule » envers Léa pose certaines questions pertinentes, malgré son ton corrosif. Bien entendu, le ton du billet peut être remis en question. Et puis, à JSF, on ne publie pas toujours des auteures avec un background en critique, ni avec un background universitaire, ni en journalisme, etc. De cette façon, la qualité des billets peut varier. Ceci est une question à propos des politiques éditoriales de JSF. »

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  • Ana
    4 avril 2014

    Merci pour ce texte. Ça fait tellement du bien de voir un beau texte bien écrit qui exprime enfin ce que tant d’entre nous pensent tout bas….

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  • Emilie
    4 avril 2014

    Merci Judith. En effet, le commentaire de Tuxedo, très paternaliste. Et franchement un peu sexiste… Vous êtes des ‘grandes filles’…Ça prouve que plusieurs manquent le but d’un tel exercice.

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  • Emy
    4 avril 2014

    Ouf… Je sens de la jalousie dans ce texte. Oui la fille et très belle et s’habille bien. Et alors? Doit-elle s’enlaidir pour mieux faire passer son message? L’auteure du texte dit elle-même aimer les belles robes et le maquillage. Oui il y a de belles photos léchées de Léa C-D qui circulent. C’est pas mal le cas de tout le monde qui travaille dans les médias, non? Elle travaille pour La Voix à TVA. Mais quel est le problème? Nous devons tous gagner notre vie, non? J’ai l’impression qu’on se sert de détails sans importance pour discréditer son discours dont on parle très peu dans l’article. Léa C-D n’est pas une féministe « parfaite » qui correspond à tous les critères, mais qui l’est vraiment? Il ne faut pas que cette jeune femme devienne l’unique modèle féministe présent dans les médias, mais je ne vois pas pourquoi elle n’y aurait pas sa place. Si elle ne vous représente pas, peut-être que d’autres s’y retrouvent et sont aidés par son discours et c’est déjà bien. Il n’y a pas qu’un Féminisme tout comme il n’y a pas qu’un type de femme. J’en ai assez de lire des texte ou des féministes critiquent d’autres féministes en disant qu’elles ne sont pas d’authentiques activistes… Je trouve ça de mauvais goût.

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    • Camille
      4 avril 2014

      Parce que si une femme en critique une autre, c’est nécessairement de la jalousie? Laissons ces sentiments aux téléromans. En voyant le parcours de l’auteure, la thèse de la jalousie ne tient pas la route. L’article ne s’acharne pas sur des détails, mais pose des questions importantes. Comment dénoncer l’industrie de la mode et du show-buisness tout en y travaillant? Par une critique facile et consensuelle, qui ne remet aucunement en question les fondements des inégalités entre hommes et femmes. Céline Hequet met aussi de l’avant la question de la représentation dans l’espace public. C’est vrai qu’il y a plusieurs féministes et plusieurs féminismes, mais quand ce sont toujours de jeunes blogueuses dans la vingtaine à qui on donne la parole, le féminisme qui n’est pas « glamour », qui n’implique pas de photoshoots ou d’entrevues à TLMEP, prend une claque. Vous nous répondrez que les choix médiatiques sont incontrôlables. Nos choix individuels et collectifs, comme militantes, sont pourtant contrôlables. Refuser une entrevue dans un magazine de mode, entreprendre un projet féministe avec des alliées dans un autre objectif que de l’ajouter à son CV, ne pas récupérer le travail politique d’autres personnes… Le féminisme au quotidien ne se vit pas avec Productions J, dans un condo à HoMa ou à travers Photoshop. Il y a une différence entre combattre le culte des apparences et y contribuer.

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      • Emy
        4 avril 2014

        Salut Camille,

        j’ai écrit que je croyais déceler de la jalousie dans CE texte et non pas que quand une femme en critique une autre la jalousie est en jeu automatiquement. Je n’ai pas lu le livre de Léa, mais selon ce que je peux voir, ce n’est pas seulement elle qui a la parole, mais des hommes et des femmes d’âges différents qui oeuvrent justement dans le milieu du spectacle ou les médias. Parce que oui, on peut oeuvrer dans ce milieu et être féministe ou se servir de sa tribune pour faire valoir son opinion ou parler de son expérience personnelle. Et je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites que ça nuit au féministe qui n’est  »pas glamour ». Ça contribue à la lutte. Pour certains, le message passe mieux lorsque c’est Mitsou qui s’exprime, alors que pour d’autres il en est autrement. l’un n’empêche pas l’autre. Votre définition du féminisme semble en exclure une certaines catégories de personnes. Qui êtes vous pour juger les autres dans leurs convictions et leur démarche? Celle de Léa est certes maladroite, mais elle n’est pas condamnable. Je trouve, par exemple, que mettre en lien un article d’un blog mode où Léa parle de son style vestimentaire au quotidien n’a pas sa place dans cet article. On dirait qu’on cherche à la discréditer. On peut très bien aimer la mode tout en dénonçant certains aspects de celle-ci.

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      • Cristelle
        5 avril 2014

        Pourquoi ton féminisme à toi est meilleur que les autres? C’est quoi le rapport de La Voix? Ça t’enchante d’être aussi moralisatrice?

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      • Soral
        28 juillet 2014

        « Parce que si une femme en critique une autre, c’est nécessairement de la jalousie ?  »

        Ha ha ha ! Mai non … Surement pas ! Quelle profondeur

        Un mâle alpha vit dans l’abondance sexuelle où les plus belles femmes se battent pour lui. Les femmes sont impitoyablement compétitives unes contre les autres dans leur quête visant l’obtention de la semence / engagement d’un homme ayant de la valeur. Si elle n’ont pas chance elles deviennent lesbiennes. Lea Clermont Dion obtient un 6 sur 10 dans mon score. Moi, je ne sélectionne que des femmes ayant un score de 7 a 10. Les observateurs avisés du féminisme auront noté que les pires insultes et les pires coups bas proviennent de femmes envers d’autres femmes. Malgré les mensonges féministes qui nous racontent que les hommes sont misogynes, la plupart des hommes ont tendance à avoir fait une indifférence amusée devant cette forme différente que prend cette lutte entre femmes pour laquelle aura le plus d’attention.

        En passant le féminisme ne transcende pas les rapports de classe. Le féminisme a toujours été l’intérêt des femmes de la bourgeoisie et non celui des femmes de la classe ouvriere. Que ce soit Thérèse Casgrain Françoise David ou Lise Payette les leaders féministes sont toutes des bourgeoises. Francoise David vient de la haute bourgeoisie canadienne-française depuis son grand-père Athanase David qui fut politicien à Ottawa. Les féministes sont des bourgeoises cherchant à s’émanciper de leur rôle de femmes au foyer ou de femmes entretenues pour occuper des emplois intéressants comme avocates ou libraire. Pour la femme de classe populaire, le travail est une obligation et non une libération. Ici, dans ce blogue, on s’inquiète du poids des femmes et de leur look. Tout comme cette Lea Clermont-Dion, vous êtes des bourgeoises deconectees du vrai monde. La majorité des femmes au Quebec en ont rien à foutre de vos débats stériles elles doivent travailler pour payer leurs comptes en fin de mois.

        La plupart des femmes n’étant ni bourgeoises de gauche flippées, ni pétasses arrivistes, rares sont les féministes. Percevant la maternité comme une grâce (plutôt qu’une aliénation), le travail comme une obligation (plus qu’une libération), la femme normale n’a souvent pas d’autre choix que de prendre un emploi pour nourrir sa famille, Pour elles avoir un homme qui s’occuppe des depenses est un luxe.

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        • Nat
          28 juillet 2014

          Françoise David qui ne s’intéresse qu’à la classe « Bourgeoise »? J’ai vu beaucoup de critiques à son sujet mais celle-là c’est la première fois que je la vois… Et je ne parle pas des autres étrangetés dites sur le féminisme dans ce commentaire.

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  • Anders Turgeon
    4 avril 2014

    Ne peut-on pas avoir des contradictions ou même plusieurs courants au sein du féminisme? Mme Hequet a cité « la burqa de chair » pour parler du féminisme de Léa Clermont-Dion. Justement, Nelly Arcan critiquait le culte de l’apparence chez la femme; elle était très bien placée pour en parler puisqu’elle était elle-même très consciente de son look. Et j’aurais une question: pourquoi le féminisme moins « glamour n’aurait-il pas sa place dans les grands médias? Pourquoi tous les féminismes n’auraient-ils pas leur place dans Châtelaine?

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  • Veronique Robert
    4 avril 2014

    C’est vrai que de travailler à La Voix, c’est MAL.

    Hors du post-doc en astro-physique, point de salut.

    Mais quel texte vide et laid, vil et bas.

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  • Jeanne Boulet
    4 avril 2014

    Amen. J’en ai ras-le-bol de ces individus de ma génération qui passent leur temps à se mettre en valeur et à chercher à plaire à tout le monde, tout en évitant de se poser les questions les plus difficiles. Disons-le comme cela: Léa Clermont-Dion est au féminisme ce que Léo Bureau-Blouin est au militantisme. Leurs photos sont peut-être omniprésentes dans les médias de masse en préparation de la carrière politique à laquelle ils aspirent, mais ce ne sont pas eux qui mèneront le Québec de demain face aux importants défis qui l’attendent.

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  • Tuxedo
    5 avril 2014

    Ok, alors juste pour info, je suis une femme, alors condescendant à la limite, mais pas paternaliste. Donc ça ne plaît pas à « madâme »…

    Le fait est que ce n’est pas très reluisant comme article.

    Je suis très déçue par ce site. En tant que française je ne connais pas du tout la personne dont parle cet article, cependant je trouve qu’il est très agressif pour elle et j’ai un doute sur sa pertinence ?

    Quel est son but sinon permettre à l’auteur de se faire mousser à peu de frais en trainant l’autre dans la boue ?

    Je ne vois pas de vrais arguments ni des critiques qui tiennent la route, elle n’est pas assez moche ? Sérieusement ?
    Elle s’habille trop joliment ? Ça nuit à son féminisme ?

    Sinon vous n’aviez pas publiez un texte ici sur votre lassitude quant aux féministes qui prétendaient savoir quel était « le bon féminisme » et qui interdisait d’être trop féminine ? J’ai l’impression d’avoir lu ça ici.

    Il ne s’agit pas d’un point de vue, il s’agit d’un lynchage garnit de commérages, c’est lamentable.

    « J’en ai assez de lire des texte ou des féministes critiquent d’autres féministes en disant qu’elles ne sont pas d’authentiques activistes… Je trouve ça de mauvais goût.  »

    Je partage cet avis, quand je viens lire vos articles, désolée de dire ça, mais je suis bien contente d’être française, parce que par chez vous, ça à l’air un peu puant…
    Vous n’avez que ça à faire, cracher sur d’autres féministes ?

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    • Isabelle
      5 avril 2014

      Pas la peine de dire que vous ne connaissez pas Léa Clermont Dion et ses activités publiques: on le constate à la lecture de votre commentaire.

      Vous ne pouvez donc pas comprendre ce que Hequet expose dans son billet. C’est son opinion: on la partage ou non (j’ai personnellement quelques réserves), elle a bien le droit de l’exposer, non?

      Non?

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    • Anders Turgeon
      5 avril 2014

      Si j’étais vous, je me garderais une petite gêne compte tenu de la vision des femmes par le courant machiste dominant en France…

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  • Kim
    5 avril 2014

    Ce texte est dégueulasse. Je ne peux pas croire que vous publiez ça sur votre site. Vraiment?

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  • MPDuval
    5 avril 2014

    Ce que je trouve moche dans ce débat, et c’est inhérent au sujet, c’est qu’on ne peut dissocier le propos sur l’image, de l’image elle-même des personnes qui le véhiculent, et là, malheureusement ça ne peut que devenir « personnel », voire intime. Je comprends ce que l’auteure veut dire en énonçant les apparentes contradictions entre le message et la messagère, mais là où je suis bien mal à l’aise, c’est lorsqu’on verse dans l' »analyse psychologique » publique, présumant des motivations profondes de Léa Clermont-Dion (comme co-signer un Charte pour plaire? AI-je bien compris?). Je pense qu’elle seule peut juger de ses intentions réelles. Plus largement, comme féministe, (et comme être humain), on a tous nos paradoxes et nos incohérences qui changent d’ailleurs avec l’expérience de vie. Oui, laissons place à la critique, mais il me semble qu’il ne faut pas s’engager trop loin dans la chasse aux contradictions « personnelles » parce qu’à ce compte là, on est tous et toutes « attaquables ». Ce n’est pas parce qu’on propose un modèle « idéal » qu’on a la capacité comme être humain d’y adhérer soi-même en totalité, mais ce n’est pas parce qu’on ne peut s’y conformer, qu’on ne peut pas contribuer à un début de prise de conscience individuelle et/ou collective.

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  • EAV
    5 avril 2014

    Il est affligeant de constater la difficulté de certains commentateurs à comprendre la teneur du texte de Céline Hequet…!
    La question du « overachievement » mérite d’être soulevée, tout comme de remettre en question la tendance de Léa Clermont-Dion à réduire la dénonciation du culte de l’apparence à une question de maigreur. Avez-vous lu son «  » » »essai » » » ? Seigneur! de la petite autobiographie, truffée de statistiques et de témoignages de personnalités publiques…On est à mille lieux de l’essai! C’est malheureusement très vide, et ça l’est d’autant plus compte tenu du poids médiatique de Léa Clermont-Dion.
    J’ai beaucoup de difficulté à la prendre au sérieux, et cela n’a rien à voir avec son choix de travailler à la Voix ou d’avoir la gueule qu’elle a et de la montrer en photo.
    Cela tient à la vacuité de ses propos… et le fait qu’elle incarne ce qu’elle dénonce (et comprenez-moi, je parle de son CV plutôt que de son apparence physique).

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    • Laure
      5 avril 2014

      Quel est le lien entre vacuité et son CV? Qu’est-ce que tu entends pas très vide? Explicite ton propos. As-tu lu l’intention de l’auteure? Sa démarche? Vide? Vraiment? Informe-toi donc un peu avant de parler. http://plus.lapresse.ca/screens/4d9b-e138-53308be3-9869-0dd9ac1c6068|_0

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      • EAV
        5 avril 2014

        La question du CV parfait renvoie à la question du « overachievement » telle qu’explicitée dans le texte en lien avec le culte des apparences, justement.
        Vide ? Parce que cela n’a rien d’un essai, tout simplement. Il fallait trouver une autre appellation.

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      • EAV
        5 avril 2014

        Il faut aussi avoir entendu Léa Clermont-Dion défendre sa Charte contre le concours des mini-miss pour être désolé du peu de contenu de ses propos (car non, je ne critique pas avant de connaître).
        Il faut savoir être à la hauteur de la place qu’on nous donne (ou qu’on prend) dans les débats publics. C’est une responsabilité importante.

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    • Emy
      5 avril 2014

      Overachievement selon qui? Selon quels barèmes? Peut être que cette jeune femme agit selon ses capacités et ses désirs? Peut être quelle est juste différente des autres? Peut être que tout ça la regarde elle et pas vous? L’auteure du texte dit avoir trop fait de choses et avoir souffert d’une sorte de burn out par la suite. Qui dit que le même sort attend Lea ? Tout le monde est différent et ce n’est pas aux autres à juger de si on en fait trop ou non.

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  • Julie Caron
    5 avril 2014

    Malaise. En lisant le texte autant que les commentaires. Respirez par le nez, les filles. Acceptez qu’il y en est qui ne pensent pas comme vous. Ça vous ferait pas de tort.

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  • Claire
    5 avril 2014

    Premièrement, pourquoi critique t-on quelqu’un qui s’implique? Comparé à tous ceux et celles qui s’en foutent, je pense qu’on doit encourager ceux (et celles) qui font des pas, petits ou grands pour une cause ou une autre
    Et sérieusement, le concept de la voix correspond justement à son message, on peut être en embonpoint, dans la quarataine et vivre son 5 minutes de gloire, je trouve ca plutot bien moi.
    Ensuite À QUI CELA PEUT BIEN FOUTRE QU’ELLE AI UN CONDO À HO-MA!?! sérieusement à qui ça regarde? Comment peut-on penser avoir l’air crédible en l’attaquant sur ce point?
    De plus,pourquoi ne peut-on pas aimer prendre soin de soi ET avoir des idéaux féministes?
    On lui reproche de ne pas en faire assez pour la cause, et en meme temps d’en faire trop… faudrait se décider…
    Et pour ce qui est du carré rouge, doit on assister à des assemblés ou parler à un micro pour appuyer la cause? Je crois que Léa C-D est assez occupée sans qu’on lui reproche de ne pas avoir donné corps et âme à la lutte pour la gratuité scolaire. Elle a manifesté son appui, avait-elle besoin d’en faire plus?
    Donc sérieusement, plutot que de critiquer une personne qui s’implique pour a société, qui fait ce qu’elle croit être bon, peut-on faire travailler de concert contre ceux qui sont vraiment dérangeants? Les racistes, les homophobes? Et sérieusement, Léa Clermont Dion va probablement faire plus pour le Québec que beaucoup d’entre nous.

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    • Jo
      10 avril 2014

      Je partage ton point de vue. Cela me fait un peu de peine que l’on se divise comme ça. J’aimerais qu’on puisse souligner les bons coups de gens qui ne partagent pas nos points de vue. « Promote what you love, instead of bashing what you hate. » Cette citation est de Gabrielle Bernstein, une auteure et life coach qui suit les principes du Course of Miracles et du yoga Kundalini. Elle se fait basher elle aussi, car elle est blonde, belle, mince et riche… certains trouvent que ça ne fait pas bon ménage avec la spiritualité et le développement de soi. Je fais ce parallèle, car les 《détracteurs de Léa Clermont-Dion me font penser à ceux de Mme Berstein. Moi je dis oui à la diversité. Ces femmes modérées et plus accessibles sont là pour rester et c’est tant mieux.

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  • Isabelle
    5 avril 2014

    Y’a un monde entre se sentir moche (ce qui n’est pas drôle, je le sais) et l’être carrément.

    Je respecte Léa Clermont Dion, ce qu’elle fait jusqu’à présent. Mais qu’elle prétende parler au nom des moches, c’est la claque sur la gueule que moi, comme vraie moche (c.a.d dans les yeux des autres), n’ai vraiment pas besoin.

    Vraiment, vraiment pas.

    Et le comble c’est que j’ai vu passer un texte de Mitsou qui abonde dans le même sens que LCD. LE sex-symbol du Québec des années 80-90. Ça ne s’invente pas.

    Et re-claque sur la gueule.

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    • Anders Turgeon
      5 avril 2014

      Pourquoi les belles ne pourraient pas parler au nom des moches? Parce que leur empathie et leur solidarité seraient soi-disant fausses?

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      • Isabelle
        5 avril 2014

        Ce n’est pas ce que je dis. Ici, elle se disent moches.

        C’est comme pour l’argent. Je suis à l’aise financièrement. Militer contre la pauvreté et une meilleure répartition de la richesse, je le fais et je suis sincère.
        Mais essayer de me faire passer pour une pauvre parce que je ne suis «que» dans le 10% des plus riches au Québec, et non dans le «1%», ça serait une claque à la face des moins nantis.

        Voilà tout. Disons que LCD a «poussé le bouchon» un peu trop loin.

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        • Emy
          5 avril 2014

          Avez-vous un passage à citer où elle se dit réellement affreuse?

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        • Claire
          6 avril 2014

          Si je peux me permettre de répondre la dessus, je dois dire que maintenant, je peux dire que je suis une belle femme, au secondaire il en était autrement. J’ai souffert du regard des autres. J’étais grassette, ni mon corps ni mon visage n’était pas défini, je ne savais pas m’habiller. Alors si je parle du malaise d’être moche, tu aurais peut-être envie de me frapper mais pourtant je saurais très bien de quoi je parle. Tu ne peux absolument pas juger le point de vu de Léa car tu ne sais pas ce qu’elle a vécu.

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        • Kim
          6 avril 2014

          EMY, elle le dit dans son introduction et allez voir son cri de la faim. Elle affirme aussi qu’on

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        • Emy
          6 avril 2014

          Elle dit quelle s’est déjà trouvé moche et grosse. Ça s’appelle avoir une image déformée de soi. Ce sentiment n’est pas réservé aux « laids ». Beaucoup de belles jeunes personnes souffrent d’anorexie ou d’un grand manque de confiance en soi. Beaucoup de personnes qui correspondent moins aux critères de l’industrie se trouvent beaux et sont bien dans leur peau. Bienvenu dans la réalité du monde moderne.

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        • Isabelle
          6 avril 2014

          Bon sang. Il me semble que ce n’est pas compliqué à comprendre.

          Ce que je dis, c’est qu’il y a un monde entre se sentir moche, et l’être pour vrai. Ça ajoute au drame. Non seulement tu te sens comme de la mer** à l’intérieur, mais tu dois vivre avec les moqueries, ou les regards de pitié ou navrés de ta famille, le gars qui insiste pour que les lumières soient fermées (ça, c’est quand tu as la chance d’avoir un mec pas trop dégouté pour t’approcher).

          Et précisément: celles qui croient qu’il n’y a pas de différence entre se sentir moche et l’être, devraient s’abstenir de parler au nom des « moches ». Parce que vous ne savez strictement pas de quoi vous parlez.

          Moi, je le sais qu’il y a une différence entre se sentir grosse et être carrément obèse. Mettons que je me garde bien de me plaindre de mes cuisses trop fortes devant mon adjointe qui pèse près de 180 livres pour 5’2. Ça change rien à mon sentiment, mais le fait que je souffre ne m’empêche pas de faire preuve de délicatesse et de me décoller le nez du nombril.

          L’empathie, ça s’appelle.

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    • Emy
      6 avril 2014

      Je crois que son  »essais » porte plus sur l’image qu’on a de soi que sur les traits physiques non conventionnels. Le fait qu’une femme comme Mitsou, adulée pour sa beauté ait vécu dans la honte face à son physique est paradoxal et inquiétant en soi et mérite d’être discuté. À chacun son histoire.

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  • Marie-Anne
    5 avril 2014

    J’aime Audre Lorde sur la colère des femmes et c’est particulièrement pertinent dans ce contexte:

    « It is not the anger of other women that will destroy us but our refusals to stand still, to listen to its rhythms, to learn within it, to move beyond the manner of presentation to the substance, to tap that anger as an important source of empowerment. […]

    But the strength of women lies in recognizing differences between us as creative, and in standing to those distortions which we inherited without blame, but which are now ours to alter. The angers of women can transform difference through insight into power. For anger between peers births change, not destruction, and the discomfort and sense of loss it often causes is not fatal, but a sign of growth. […]

    The angers between women will not kill us if we can articulate them with precision, if we listen to the content of what is said with at least as much intensity as we defend ourselves against the manner of saying. »

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  • Myriam Paquet
    6 avril 2014

    Madame Hequet,

    Les quatre premiers paragraphes de votre texte sont d’une platitude et d’une inutilité…. Je ne vois pas en quoi votre parcours de vie (que vous présentez comme quasi-exemplaire) valide vos propos hargneux. Vous avez souffert et cela vous donne le droit de ridiculiser le travail des autres ? Ça fait si mal, en dedans quand vous tomber sur une photos de Léa ? Votre colère et votre mépris dissimulent mal votre profonde jalousie. Réaction primaire, comme dans cour d’école primaire…

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  • La Digresse
    6 avril 2014

    Bon, j’ajoute mon grain de sel. Je suis enseignante au secondaire. Des jeunes filles ouvertement féministes, il n’y en a pas beaucoup. La plupart de mes élèves pensent que c’est une insulte ou un mouvement teeeeellement dépassé. Alors quand elles/ils voient une jeune femme de leur génération s’affirmer féministe fièrement et activement, ça les touche et ça les interpelle. Léa C-D a tout à fait sa place dans le mouvement et a aussi un impact sur une certaine « clientèle ».

    Et en passant, j’ai pas tellement aimé le ton de l’article. Mais ce n’est que mon opinion…

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  • Tuxedo
    7 avril 2014

    « Si j’étais vous, je me garderais une petite gêne compte tenu de la vision des femmes par le courant machiste dominant en France…  »

    Euh, ce sont les machistes que vous prenez comme référence pour juger les féministes françaises, c’est pas un peu à coté de la plaque. Genre, si je prends le courant masculiniste qui est très implanté au Québec, cela reflète les convictions des féministes québécoises ?

    Je comprends pas le rapport, c’est dans les pays où le machisme est le plus virulent et accepté que l’on a le plus besoin des féministes, et les féministes françaises ne chôment pas.

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  • Tuxedo
    7 avril 2014

    Franchement, je ne voudrais pas être désagréable, mais c’est un peu vous aui avez commencé, mais que connaissez-vous exactement des féministes françaises ?
    ça m’intéresse ?

    Sinon, c’est peut-être vous qui devriez vous garder une petite gène, non ?

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  • Marianne N.
    7 avril 2014

    La lettre de Mme Hecquet aborde un problème fondamental : celui de la parole publique des femmes et du casting médiatique qui ne se préoccupe que très peu de l’apparence masculine, mais fait de la « cutitude » féminine une condition forte pour lui donner le droit à la parole. Alors, oui, Léa Clermont-Dion est « cute » mais ça ne fait pas trop avancer le shmilblick de faire de la psychanalyse de comptoir mesquine à son sujet (elle est overachiever et dans le fond elle en souffre, mais comme elle ne le sait pas on va lui taper dessus un petit coup – ça lui fera du bien).

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  • Daphne
    7 avril 2014

    Moi je suis bien contente que Léa parle de féminisme (même si ce n’est pas mon type personnel de féminisme qui est plutôt radical). Pleins de femmes qui travaillent dans les médias se contentent d’être jolies, souriantes et de ne pas faire de vagues. Léa passe un message d’une très grande importance mais c’est à elle qu’on fait des reproches (alors qu’on n’embête pas les autres qui se comportent de la même façon mais n’apporte rien au débat féministe). Parce qu’en tant que féministe, on s’attend à plus? C’est tout ou rien? Moi je préfère encore un peu à rien! Dans un monde idéal, moi aussi j’aimerais voir plus de femmes dans l’espace public, des intellectuels, des engagées. Je suis entièrement d’accord avec le dernier paragraphe de ce texte.

    Aborder un tel sujet, comme l’a fait Léa, renvoie nécessairement à sa propre image. J’en ai aussi ras-le-bol des attaques de jalousie qu’on envoie toujours aux femmes (et je ne parle pas ici que ce soit le cas de l’auteure de ce texte; au contraire je trouve ridicule qu’on soulève même l’idée). En ayant une image qui rencontre les critères de beauté conventionnels, au moins Léa s’épargne les attaques du type ‘bah, elle n’est que jalouse des belles filles’. Mitsou peut aussi parler de ses souffrances face à son image corporelle sans trop de craintes. Elle a souffert mais cela en a valu la peine, non? Après tout, ne répète-t-on pas depuis des lunes qu’il faut souffrir pour être belle? Malheureusement, j’ai l’impression que les vraies moches (celles qui ne rencontrent pas les standards établis par la société patriarcale)ne rencontrent pas la même sympathie lorsque leur souffrance est invalidée sous des accusations de jalousie (alors que de se sentir sans valeur est différent de la jalousie). La souffrance des vrais ‘moches’ demeure invisible. Je veux voir plus de ‘moches’!

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    • Isabelle
      7 avril 2014

      « Malheureusement, j’ai l’impression que les vraies moches (celles qui ne rencontrent pas les standards établis par la société patriarcale)ne rencontrent pas la même sympathie lorsque leur souffrance est invalidée sous des accusations de jalousie (alors que de se sentir sans valeur est différent de la jalousie).

      Amen. C’est le genre de sujet sur lequel je ne m’exprime que de façon anonyme. En fait, pas moyen de dire quoique ce soit au sujet d’une femme sans me faire traiter de jalouse, même si ça n’a rien à voir (ex: critiquer le programme de Mélanie Joly!)

      Je répète: Léa fait œuvre utile, en général, à mon avis. Sauf que son message passe très mal – en fait, c’est le message inverse qui passe – auprès de nombreuses femmes, particulièrement celles qui subissent des conséquences EXTERNES et concrètes (ie en SUS de leur « self-image ») du fait de leur apparence physique « inadéquate ».

      Je crois enfin qu’elle est parfaitement capable d’apprécier l’expression de points de vue contraires au sien et d’encaisser la critique au besoin. C’est pas une petite chose à protéger, vous savez!

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  • Tuxedo
    7 avril 2014

    C’est son opinion: on la partage ou non (j’ai personnellement quelques réserves), elle a bien le droit de l’exposer, non?
    non ?

    Si si, mais, on a aussi le droit de la critiquer son opinion, si elle l’exprime publiquement, et qu’on la trouve plus que critiquable, c’est le jeu, non ?
    non ?

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  • magali
    7 avril 2014

    Chatelaine ils parlent de feminisme et d’anorexie, mais la quasi totalité de leurs reportages portent sur la nutrition, l’exercice, la mode et la beauté. La moitiée du magazine est consacrée à des pubs de produits de beauté, donc assez insécurisant comme revue. Avant dans Chatelaine on avait des reportages sur autres choses que l’apparence physique, sur des femmes ou des hommes qui accomplissaient des choses. Donc ce magazine véhicule un faux discours féministe.

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  • Anders Turgeon
    8 avril 2014

    « Euh, ce sont les machistes que vous prenez comme référence pour juger les féministes françaises, c’est pas un peu à coté de la plaque. Genre, si je prends le courant masculiniste qui est très implanté au Québec, cela reflète les convictions des féministes québécoises ? »

    Vous ne savez pas de quoi vous parlez lorsque vous parlez du masculinisme au Québec. Je ne juge pas le mouvement féministe en France ni partout ailleurs. Avant de nous juger, regardez dans votre cour. Et je le répète: gardez-vous une petite gêne.

    http://www.osezlefeminisme.fr/article/une-pluie-de-sexisme-s-abat-sur-la-france

    http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/07/le-machisme-encore-et-encore

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  • Caroline R.
    9 avril 2014

    Merci à toutes les personnes qui prennent part au débat. À JSF, nous favorisons la pluralité des opinions.

    Je vous rappelle la Netiquette de JSF: https://jesuisfeministe.com/?page_id=1660

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  • Claudia Poirier
    29 juillet 2014

    Bravo!!! Mme Céline Hequet, vous avez osé dire ce que j’ai trop souvent pensé de la démarche et du discours de Léa Clermont-Dion. Je suis féministe, mais j’ai toujours eu un malaise face à ses actions qui pour moi étaient trop souvent en contradiction. Mais comme elle est si populaire dans les médias avec sa prise de parole, il semble difficile de la remettre en question. Vous savez, qui osait remettre en question Mère Thérésa?….

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