Coup de gueule: mon chien a un meilleur gynéco que moi

Oui, je l’avoue en partant: j’exagère.

Mon chien n’a eu affaire qu’une seule fois au gynéco pour bêtes à quatre pattes (i.e. pour la « grande opération »). La vétérinaire est super attentionnée, donne tous les détails nécessaires, se montre rassurante (à la question savoir si l’opération s’était bien déroulée, elle répond : « elle est aussi belle en dedans qu’en dehors »). Certains diront que c’est le miracle de la médecine privée. Je préfère penser que c’est juste parce que ma chienne est supérieurement cute.

Des fois, pourtant, il y a matière à se poser la question : pourquoi les femmes sont-elles traitées comme des animaux par les professionnels de la santé ? Je dirais même plus : pourquoi on accepte de se faire traiter ainsi ?

Parce que oui, quant à moi, il y a une espèce de silence ou de stoïcisme mal placé qui affecte les femmes lorsqu’elles passent dans les engrenages du système de santé. Un collègue de travail masculin prévenait un autre de « l’horreur » des examens de la prostate. Une collègue s’est interposée, répliquant que les femmes, bien avant les 40 ans fatidiques, subissaient des examens aussi invasifs sur une base annuelle. La réponse du collègue ? « Une femme c’est pas pareil, c’est normal. »

C’est une logique quasiment sexuelle, et indubitablement patriarcale. L’homme n’est pas fait pour subir, ou être vulnérable. La femme, oui. L’homme n’est pas fait pour être pénétré. La femme, oui.

Euh… non. Vraiment pas.

Il n’y a rien de normal à se faire insérer brutalement un spéculum glacé par un médecin qu’on ne connaît qu’à peine, souvent sous l’œil mi-voyeur, mi-dégoûté de l’étudiant en médecine dont on vous a imposé la présence (bonjour confidentialité médecin-patient et consentement libre et éclairé !). Sérieux, avec toute l’avancée scientifique de cette merveilleuse époque moderne, la non-existence d’un « réchauffe-spéculum » me sidère complètement.

Autre source infinie d’incompréhension technologique. La négation ou la diminution de la douleur ressentie par la femme.

Premier exemple : l’endométriose. Peu connue, il s’agit pourtant d’une maladie chronique et incurable qui affecte une femme sur dix et qui peut avoir des conséquences graves telles que des douleurs pendant les relations sexuelles, des maux de dos chroniques, une prédisposition aux grossesses ectopiques et même la stérilité. Le symptôme principal est le fait d’avoir des douleurs importantes pendant les règles, qui « irradient » souvent dans le dos ou les jambes. Si beaucoup de femmes ignorent qu’elles souffrent d’endométriose, c’est qu’elles sont convaincues que leur douleur est normale, et que c’est juste vraiment très moches et très douloureux, les menstruations. Même si ça n’est pas nécessairement le cas. Malheureusement, le corps médical n’est pas nécessairement sensibilisé à cette problématique. Ayant quelques uns de ces symptômes, j’avais soulevé la question de l’endométriose lors d’un examen, ce à qui la gynéco m’avait répondu – je vous jure – « ça sert à rien de vérifier, de toute façon c’est incurable ». Merci beaucoup, Docteure.

Deuxième exemple : Comment se fait-il que les techniques efficaces de contrôle de la douleur soient toujours vu d’un mauvais œil quand il s’agit d’accoucher ? Pensez-y : c’est quand la dernière fois qu’on vous a fait sentir coupable pour avoir refusé l’anesthésie chez le dentiste ? Non, l’accouchement n’est pas un traitement de canal. C’est beaucoup, beaucoup plus dangereux, tant pour la mère que pour l’enfant. Et surtout, c’est beaucoup, beaucoup plus douloureux. Refusez une analgésie décente à un animal, et vous allez avoir la SPCA et l’opinion publique aux trousses. Suppliez pour une épidurale ou juste pour ne pas avoir d’épisiotomie (et la suture qui suit) à froid et vous êtes une mère indigne.

Certains diront que c’est un problème inhérent au système public : quand tu ne paies pas pour le service, le professionnel n’a pas d’incitatif à bien te traiter. Ou encore : on essaie de favoriser l’accouchement « naturel » pour limiter les dépenses en termes de temps des médecins et des médicaments utilisés.

Je ne suis pas d’accord.

Primo, je paie déjà en masse pour le système de santé.

Deuxio, le médecin a un devoir déontologique, et même moral, à traiter ses patientes (je préfère « clientes ») avec au moins autant de délicatesse que la vétérinaire traite mon chien.

Tertio (voilà l’intégralité de mes connaissances d’italien… c’est bien de l’italien, right ?), pensez-vous vraiment qu’un système de santé basé sur le profit (on répète ensemble : sur le profit) va mieux répondre aux besoins des femmes (ou des hommes, d’ailleurs) en soins de santé ?

Pour ceux qui doutent, je recommande fortement le livre Misconceptions de l’auteure féministe américaine Naomi Wolf. Elle y relate les réflexions qu’elle a eues au cours de sa première grossesse, l’expérience de ce premier accouchement, de même que sa transition au statut de « mère » (au sens culturel du terme). Tel que le suggère le titre, Wolf y fait largement état de ses nombreuses désillusions, notamment sur les soins de santé offerts aux femmes enceintes et aux parturientes.

Elle parle de ces médecins de centres d’accouchement privés hi-tech et super renommés, qui allouent une fenêtre de six heures à sa patiente pour le travail et l’accouchement, sans quoi c’est la percée artificielle des eaux et la césarienne (justification scientifique réelle ou pas). Quand Wolf apprend que l’hôpital avec qui elle avait fait affaire (cette combinaison de mots me coince un petit nerf moral…) a un taux d’épisiotomies de 80%, elle fait le lien avec le fait que cette procédure, souvent inutile lorsque la mère est détendue et qu’elle dispose d’un laps de temps naturel pour le travail, coûte entre 500$ et 2 500$… Ça fait froid dans le dos !

En conclusion, je ne veux surtout pas suggérer que tous les médecins, et encore moins tous les gynéco-obstétriciens sont incompétents ou se foutent de leurs patients. Je souhaiterais simplement que les femmes en tant que groupe social mettent plus souvent « leur pied sur la table » lorsqu’il s’agit d’avoir accès à des soins de santé humains, gratuits et de qualité.

13 Comments

  • Moustique
    20 février 2009

    C’est vrai qu’on a tendance à minimiser la douleur ressentie par les femmes, ou à la croire normale et inévitable. Je considère avoir soufert du Syndrome du Colon irritable durant 8 ans. Comme c’était pire durant mes règles (selles sèches et dures, douleurs abdominales insupportables, rupture de petits vaissaux sanguins), aucun des médecins que j’ai consulté n’a pensé à cette maladie, même s’il est fréquent que les règles agravent les symptômes. On me disait de boire plus d’eau et de manger plus de fibres, ce que je faisais déjà! Finalement, c’est disparu après 8 ans, sans que j’aie changé quoi que ce soit d’autre à mon alimentation…

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  • Miri
    21 février 2009

    Superbe texte, qui relate vraiment bien ce que les femmes vivent chaque jour! Ton commentaire sur les étudiants envahissant me rappelle une mauvaise expérience, aussi j »y vais de mon petit vécu:

    il y a quelques années, en fin de session, j’étais en train de me gratter le cuir chevelu et de me frotter les yeux jusqu’au sang. Le médecin m’a à peine reagrdé pour déterminer que c’était dû au stress, mais à ma 2e visite (les yeux rouges vin) il y regarde de plus près et m’annonce, paf: MTS! Il n’a pas pris la peine de m’expliquer comment les « morpions » sont arrivés dans mes cils, il a fait entrer sa CLASSE d’internes pour qu’ils viennent tous se pencher sur moi avec des regards affolés et des cris de susprise. Ouache, disaient-ils tous de moi!

    Il m’a prescrit une crème et je suis allée brailler dans les toilettes de l’urgence. Puis, plus calme, je réfléchis: comment est-ce que c’est possible d’avoir une MTS dans les cheveux? C’est poussé, me semble. Je vais de ma propre initiative voir un dermato pour qu’il m’examine le cuir chevelu: et bien oui, des bons vieux poux. Un shampoing et c’était réglé!

    Je fus grandement impressionnée par la médecine, ce jour-là.

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  • Caroline
    21 février 2009

    Ce texte m’a touché incroyablement puisque j’ai dû vivre une expérience médicale dernièrement et ce fut très éprouvant. Avant d’y aller de mon histoire, j’aimerais d’abord faire quelques commentaires.

    Le « réchauffe-spéculum » EXISTE!!!!! Une cousine albertaine m’a dit que là-bas, ils l’utilisent (dans les cliniques PRIVÉES!)!!! Alors pourquoi ce n’est pas utilisé ici? Peut-être pour sauver de l’électricité? Ou que la « machine » coute cher? Je sais pas!!!… Mais ça existe!

    En ce qui concerne l’appellation « client.e.s », vous serez heureuses d’apprendre, mesdames que dans les cours de soins infirmiers, du moins c’est ce qu’UN ami m’a dit, ils encouragent fortement, voir même obligent, les étudiant.e.s à utiliser ce terme de « client.e.s » pour les sensibiliser au fait que tous les « patient.e.s » ne sont pas que des « profiteur.e.s » du système. Ce qui donne malheureusement l’impression des fois.

    Pour ce qui est du traitement réservé aux femmes versus celui des chiennes: essayez d’engueuler ou de ne pas payer le médecin qui vous a enfoncé un spéculum glacé sans prévenir! Mais, le vétérinaire sait très bien que si quelque chose arrive à son petit « bébé » qu’est son animal, le ou la propriétaire peut lui dire sa façon de penser et refuser de payer. Je ne suis pas pour un système privé mais, j’avoue que dans le monde dans lequel on vit, l’appat du gain est le plus fort, il faudrait signer une authorization de paiement ou pouvoir ne pas payer…

    En ce qui a trait aux hommes génycologues, c’est quoi leur problème???? Pourquoi on est toutes des femmes qui couchent avec tout ce qui bouge et qui ont plein de MTS avant même de se faire examiner? C’est incroyable!

    En ce qui concerne mon histoire personelle: J’ai eu un diagnostic de « cellules non identifiées atypiques potentiellement cancéreuses d’ici 10 à 15 ans ». Sans joke, c’était ça qui était écrit! J’ai donc dû faire enlever ces cellules ET prendre (et surtout payer) le très controversé (et dispendieux) vaccin Gardasil.
    Arrivée à mon rendez-vous, à l’hôpital, on est 6 filles à se « faire-faire » l’opération. Donc, on nous fait changer et on nous fait attendre toutes en même temps dans une salle d’attente, ce qui est plutôt cool, ça nous permet de parler et d’échanger sur ce qui nous arrive. Mais, je me rends compte que je ne suis pas la seule à ignorer ce qu’est la chirurgie que je vais subir et aussi à ignorer en quoi consistent ces cellules atypiques. Mais, bon mon tour arrive j’entre dans le bureau du médecin… Il y a trois infirmières, un médecin, un monsieur non-identifié en veston-cravate, une apprentie-médecin… Et là je capote. Le médecin voit ma face, il dit au monsieur-cravate de sortir, une infirmière me prend en charge, me place sur la (maudite) table. Et là j’attends, les jambes dans les étriers, le derrière sur le bord de la table et les larmes aux yeux… Le médecin parle avec son étudiante. Tic-tac, tic-tac… Je me lève la tête, l’infirmière dit au médecin que j’attends, il s’assoit et (naïvement je pensais qu’il allait nommer les étapes, afin d’expliquer à l’apprentie en quel ordre on fait les choses, ce qui me permettrait de me préparer mentalement et de respirer pour détendre mes muscles vaginaux)… introduit le glacial spéculum! Je me mets à pleurer, l’infirmière me prend la main et me demande de me calmer… le médecin énervé me dit qu’il n’est quand même pas pour arrêter maintenant! Merci de la compréhension m. le docteur!!!!

    OUI, il y a un problème avec notre super système de santé! Mais je ne sais pas par où commencer, quoi proposer pour le guérir!

    Mais merci de cet article, ça fait du bien de savoir que je ne suis pas seule à trouver que ce système est inhumain!

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  • Fanie
    11 mars 2009

    Après avoir lu vos expériences (Qui sont d’ailleurs, assez touchantes et troublantes. Vous êtes courageuses de les écrire.), je me dis que j’ai été vraiment très chanceuse à chacun de mes rendez-vous gynécologiques.

    Mais je comprends qu’il y’a définitivement un problème. J’ai une copine qui essaye de se trouver un rendez-vous pour le test PAP et ce n’est pas facile de se trouver un médecin. Il faudrait avoir un médecin de famille (Ah-Ah!) ou allez à un sans rendez-vous. Et, on s’entends-tu qu’on peut tomber sur n’importe quel gros moustachu lors d’un sans rendez-vous! Je n’ai rien contre les moustachus, c’est seulement qu’on préfère souvent avoir des femmes OU d’un médecins à qui on fait confiance lors d’un examen gynécologique. J’imagine que c’est la même chose pour les hommes lorsqu’ils doivent passez des tests du même genre.

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  • Luc
    12 mars 2009

    Espérons que l’arrivée massive des filles en médecine réussira à la rendre plus humaine.

    Je crois qu’il faut cependant cesser de plier l’échine et se plaindre systématiquement lorsque l’on reçoit des mauvais services. La pression de la « performance », mène à ce que les urgentologues soient jugés en fonction du nombre de patients qu’ils traitent à l’heure. Il faut contrecarrer ces dérives systémiques en foutant du sable dans l’engrenage.

    Fanie: je ne trouve pas que le toucher rectal soit pénible. Un doigt ganté avec lubrifié avec une tonne de KY, ça peut difficilement faire mal à autre chose qu’à l’égo de l’homophobe.

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  • wallia
    19 mars 2009

     » Coup de gueule: mon chien a un meilleur gynéco que moi  »

    peut-être le mérite-t-il tout simplement ? joke

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  • Amélie
    17 avril 2009

    Texte nécessaire et percutant. Merci!
    Je voulais ajouter que depuis plus de 15 ans, un collectif de femmes donne des formations aux étudiants en médecine, d’abord à l’Université de Montréal et maintenant aussi à Sherbrooke, McGill et autres. Les formations ont lieu en 2e et 3e année. J’ai moi-même donné ces formations pendant plusieurs années. Elles ont pour but de contrecarrer toutes nos mauvaises expériences dans la relation médecin et femme consultante (j’aime beaucoup mieux ça que cliente, pour ma part) et redonner le pouvoir à la femme durant l’examen gynécologique.
    Expliquer les étapes de l’examen, considérer la femme comme une personne humaine avec son vécu, son savoir, ses craintes, ses incompréhensions (et non comme un objet d’étude avec des angles et des annexes), relever la table en position semi-assise pour que la femme ait un contact visuel avec le médecin et non avec le plafond (!!!), réchauffer le spéculum avec de l’eau chaude (ça ne coûte pas plus cher au système de santé) ou même par la femme elle-même (le vagin n’est pas un milieu stérile et aucun homme ne se stérilise le pénis avant une relation sexuelle…le spéculum est stérilisé, la main de la femme ne va pas le contaminer, d’autant plus si elle s’est lavé les mains avant l’examen…). Ça c’est un aperçu de la formation des 2e année. En 3e, on fait des mises en situation pour déconstruire les préjugés (travail du sexe, pauvreté, hypersexualisation, différences culturelles, etc.) BREF, toutes sortes de choses pour améliorer l’attitude des médecins. Visiblement, on ne fait pas des miracles, mais oui on fait quelque-chose de ce côté-là.
    Maintenant OUI, comme femmes, nous devons nous aussi déconstruire les schèmes qui nous paralysent devant un(e) médecin. Attention, les femmes médecins étudient dans le même patron patriarcal et la « « « nature » » » féminine n’est pas transcendante au patriarcat. Les femmes médecins sont souvent aussi choquantes dans leur attitude de pouvoir. C’est ÇA aussi qu’il faut déconstruire.

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  • 22 avril 2009

    Ce texte décrit tellement bien tout ou presque, mes examens gynécologiques, depuis tant d’années…speculum froid, et souvent poussé sans douceurs et qu’on ouvre d’un p’tit coup sec (pis qui fait mal!) sans explication ni excuse bien sur!! Par contre, je ne sais pas si c’est parce que je vis à Toronto, mais il me semble que c’est moins pire qu’au Québec…

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  • Exfandessixties
    30 avril 2009

    Bonjour à toutes,

    j’aimerais y aller de ma petite contribution-expérience, moi aussi, au sujet de l’accouchement en ajoutant que la césarienne programmée (acte chirurgical, on est d’accord) est depuis peu proposée sans vergogne à certaines femmes sur l’argument qu’elle comprend moins de risques qu’un accouchement par voie naturelle et que la patiente se rend à l’hôpital comme à rendez-vous chez le dentiste, et patati et patata… pas de stress, pas de danger, un beau bébé tout rose en bonus. Là-dessus, j’entends des futurs papa la ramener en conseillant fortement à la mère de leur future progéniture d’opter pour cette solution (comme si c’en était une) bien plus sécuritaire pour tout le monde… Je cite : « C’est vrai quoi, quand tu sais que tu réduis considérablement les risques que ça se passe mal, c’est pratiquement criminel de vouloir accoucher normalement ! » Non mais, primo, de quoi je me mêle ? Et puis, deuzio, la césarienne, même programmée, (pour des médecins qui préfèrent voir accroché au mur un beau planning sans mauvaises surprises) comporte des risques elle aussi, sans parler de la convalescence, de la récupération, etc. Bref, je n’ai pas de chiffres, je ne souhaite pas développer davantage mais juste donner mon avis sur ce phénomène de « Médecine Parapluie » qui ne mérite pas de majuscule.

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  • La Digresse
    7 septembre 2009

    Je sais que ça fait plusieurs mois que le dernier billet a été écrit, et que mon intervention risque de passer inaperçue… tant pis!

    À 15 ans, j’ai vécue ma première vaginite. C’est tellement l’fun, une vaginite!! Surtout quand tu ne sais pas trop ce qui t’arrives, que t’as encore jamais eu de test PAP et que tu ne sais pas vraiment c’est quoi un spéculum… Bref, bureau du médecin, couchée sur la table, à demi-nue, je le vois arriver avec un ÉNORME ( à mes yeux) machin en métal. Réflexe: mes jambes se ferment.  » Vous n’en auriez pas un plus petit, svp? », demandé-je de ma voix tremblante d’adolescente impressionnée. Savez-vous ce qu’il m’a répondu? « Oui, mais on ne s’en sert que pour les filles qui n’ont pas encore eu de relation sexuelle ». Ce qui était mon cas. Mais comment aurait-il pu le savoir, puisqu’il ne me l’avait pas demandé??!!?!?

    J’étais furax. Ce monsieur en bouse blanche avait SUPPOSÉ que je n’étais plus vierge!! Sur la base de quoi? Mon âge? hé ho, 15 ans… La grosseur de mes seins peut-être? Et puis quoi encore? Je lui ai fait sèchement savoir que j’étais toujours vierge, et pourrais-je avoir le petit spéculum non mais sans blague?

    C’est ce genre d’attitude qui contribue à la méfiance qu’on peut avoir envers les médecins, alors qu’on devrait avoir un rapport privilégié avec eux.

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  • yume
    3 décembre 2009

    Je suis plutôt d’accord mais il y a des réactions trop faible : l’OMS à fait c’est déclaration contre l’épisiotomie systèmatique et le conseil de l’ordre aussi mais le contre effet est terrible : les cliniques surtout les privé font signer au futur Maman une sorte de contrat illégal à l’inscription authorisant leurs praticiens aux épisiotomies quelque soit la volonté de la mère au moment d’accoucher et le toucher vaginal + speculum automatique.
    Le toucher vaginal et le speculum authomatique l’OMS s’y oppose depuis 2003, et le conseil de l’ordre a établis que ses dispositions sont applicables depuis avril 2007, et que dalle le speculum est automatiquement sortis avec chantage aux prescriptions et au loup!! cancer utérin, et « si vous voulez pas être examiner faut pas venir consulter » :
    que je sache on ne fait pas de toucher rectal systématique contre le cancer colo-rectal dès la puberté.
    Personnellement je suis tellement fatiguée que le suivi gynéco je le fait plus : j’ai besoin de personne et d’aucune justification/moralisation pour trouver des préservatifs, franchement le latex c’est une libération féminine!!!!!!
    Pour infos :
    http://martinwinckler.com/rubrique.php3?id_rubrique=8
    ba quand j’ai lu ça je me suis dis cela fait plus de 10 ans que l’on me prend pour une conne.

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  • yume
    3 décembre 2009

    http://lelien.typepad.fr/association_le_lien/2009/02/la-calomnie-est-en-politique-moins-g%C3%AAnante-que-la-v%C3%A9rit%C3%A9.html
    alors là au secours, surtout que les speculum mono usage existe exemple : http://www.rimos.com/fra/product.cfm?name=specuvag
    et pourquoi un gros quand y a celui dis de la vierge (exemple : http://www.sofamed.com/speculum-vaginal-sterile-a-usage-unique-p-1021.html) qui suffit ils compensent (pénis par prolongation ou procuration ?) ou il y a-t-il nécessité?
    Stop à la quincaille!!!!!!!!

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  • labastins
    7 février 2014

    on sorts aussi mal inforné ou pas que quand on rentre ; bcps sont inhumains expeditifs froids pas locaces vagues, argumentent jamais; faut tjs leur sorir les vers du nez; les radios ne sont pas acompagnees de comptes rendus; les examens sont traumatisants invasifs longs;
    faut ecarter les cuisses fermer sa gueule et passer a la caisse ;
    le probleme c’est qu’ils ne sont pas formes a au relationel;
    apres ils s’etonnent qu’on vient jamaois les voir ? c’est du foutage de gueule ; y ont qu’a etre competents;

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