Lise Payette rend hommage et brasse la cage
Dans Le Devoir de ce matin, on a retranscrit en partie une allocution prononcée par Lise Payette alors qu’elle recevait un un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal le 13 juin dernier. Ça s’intitule Pour Marie-Louise et toutes ces femmes anonymes. Elle rend hommage à sa grand-mère, source d’inspiration et de motivation qui l’accompagne depuis les débuts de son engagement féministe. Également, elle brasse la cage aux jeunes femmes qui ne se définissent pas comme féministes.
Ce que je trouve le plus difficile à vivre pour mon coeur de féministe en ce moment, c’est quand je réalise que vous, les jeunes femmes, avez l’air de penser que ce que vous avez en ce moment, ce que vous tenez pour acquis, que tout ça, les études, l’université, l’égalité… ça a toujours existé. Que vous ne devez rien à personne. Quand je vous entends affirmer avec un sourire en coin: «Moi, je ne suis pas féministe…» je me demande d’où vous sortez. Et j’ai souvent envie de vous brasser la cage pour vous faire réaliser que sans nous, les vieilles féministes, vous seriez à la maison en train de changer les couches du petit dernier en attendant le suivant…
Le paragraphe suivant parle de la fierté d’être féministe:
Nous devrions toutes être vraiment fières de dire que nous sommes féministes, car l’Histoire témoignera bien un jour du fait que les femmes ont mené à travers les siècles et les continents une révolution sans violence qui a fini par faire de nous des citoyennes à part entière, des égales en toutes matières sans jamais renoncer à ce qui nous différencie de nos compagnons. Je vous certifie qu’on peut être féministe et féminine, qu’on peut aimer d’amour et garder sa tête et son cerveau, qu’on peut avoir des enfants et faire des études. […]
Inspirant tout ça, ça donne envie de continuer…
Bravo Mme Payette pour cet honneur et votre impact majeur dans la cause des femmes au Québec!
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