L’affaire Daigle: 20 ans plus tard qu’en est-il de l’engagement féministe?

Dans l’histoire féministe du Québec, l’affaire Daigle a été un moment marquant. Aujourd’hui, on soulignait le 20e anniversaire de cette bataille juridique et féministe dans La Presse. Je connaissais grosso modo l’histoire de cette femme dont l’ex-conjoint est allé jusqu’à la Cour suprême pour l’empêcher d’obtenir un avortement. En lisant l’article de Louise Leduc, j’ai été surprise de d’apprendre que:

> Chantal Daigle avait obtenu un avortement avant la fin du procès, s’exposant à des poursuites et des sanctions sévères. Elle n’a rien eu.
> Selon Francine Pelletier  » ça été le dernier soubresaut du mouvement féministe. Il n’y en a plus eu depuis».
> L’avortement n’est plus criminel depuis 1988 au Canada.

Je ne sais pas ce qui me brasse le plus: de savoir que l’avortement n’est plus criminel depuis seulement 1988 ou que Francine Pelletier croit que ça été la dernière grosse mobilisation féministe. Le projet de loi C-484 a créé un tollé à l’automne passé. Probablement rien de comparable à ce qui se passait lors de l’été 1989, dans la lignée de l’activisme féministe populaire des années 70-80… Je ne sais pas, je n’y étais pas. (mouahahaha!)

Est-ce qu’on vit un réel backlash féministe ou c’est l’activisme en général qui a pris dur coup? Est-ce que c’est la notion même d’engagement qui se redéfinit?

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