jesuisféministe.com, mon baptême

J’ai l’impression de sortir du placard. Un placard rose, vous me direz? Pas tout à fait. Avez-vous déjà assisté à un coming out de toutes sortes? Il engendre souvent quelques malaises, des sourires en coin, des airs de «Ah oui, vraiment?!», mais surtout une multitude de questionnements. Un coming out difficile à assumer en 2010, celui de s’identifier comme féministe.

C’est connu, au Québec, les femmes dominent les hommes! Pas besoin de discussions, de débats ou de journée internationale des femmes. Le Québec est-il ouvert aux différentes voix féministes? Nous devons démystifier certains enjeux et discuter tous afin d’informer, de débattre et de proposer. J’invite également fortement les hommes à prendre part au débat.

Participer au collectif jesuisfeministe.com, c’est aussi prendre le temps de nuancer différentes positions reliées aux problématiques touchant les femmes dépeintes, trop souvent, avec une certaine facilité par les médias de masse.

Effectivement, le Québlec et son malaise envers les Québécoises assumées ne date pas d’hier. Jacques Bouchard, le publiciste, définissait les 36 cordes sensibles des Québécois en 1978. Parmi ces 36 cordes sensibles, on retrouvait le terme «matriarcat». J’écoutais justement un débat lancé par Marie-France Bazzo à son émission sur le syndrome de Lyne-la-pas-fine, un débat particulier portant sur la question suivante: «Les Québécoises sont-elles castrantes?» En introduction: «le Québec a toujours été historiquement une société matriarcale. […] Les Québécoises reposent pleinement sur les acquis du féminisme.»

Que reste-il du féminisme laissé par les Ariane Émond, Hélène Pedneault et Pol Pelletier de ce monde? Quelle bonne idée d’avoir un collectif féministe qui soulève des débats politiques, sociaux et culturels tout en prenant le flambeau laissé par ces femmes qui ont marqué notre société.

Qu’à cela ne tienne, à notre tour de prendre position. Bravo à Marianne et Isabelle pour cette initiative.

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