Marche des mères en colère et solidaires
Dimanche le 6 mai, le groupe des Mères en colère et solidaires avait invité toutes les femmes, mères, parents et enfants à venir manifester « leur indignation face à la violence gouvernementale et institutionnelle dirigée envers les étudiantEs, qui sont aussi nos enfants ! ». Le point de rassemblement était devant les bureaux du premier ministre Jean Charest et le point d’arrivée le parc Émilie-Gamelin, lieu de rassemblement des manifestations nocturnes maintenant quotidiennes.
En chemin, trois arrêts étaient prévus pour contester contre la violence policière, aux bureaux de la SPVM, économique, à la Banque de Montréal, et politique, au Palais de Justice. Les Mères se disent solidaires des étudiants et étudiantes, qu’elles considèrent être les cibles de violence, haine et mépris de la part du gouvernement Charest. Elles dénoncent aussi l’usage de force qu’elle juge abusive de la part des policiers dans le cadre des manifestations étudiantes. L’événement se tenait le surlendemain de la manifestation de Victoriaville et de la fin d’une séance marathon de négociations entre gouvernement, associations étudiantes et syndicats qui a donné naissance à une offre déjà contestée aujourd’hui par les associations. Dans une ambiance aussi chargée, le groupe s’est empressé de rassurer les participants que l’itinéraire avait été fourni aux policiers, d’autant plus que plusieurs mères y amenaient leurs enfants.

Pour la marche des Mères en colère, mères solidaires!, les organisatrices ont distribué des slogans et des manifestes.

Dans le cadre de la marche quelques arrêts étaient prévus, dont au quartier général du SPVM pour contester l'usage de force abusive de la police. Une boîte "qui avait déjà été inspecté par la police pour prouver qu'elle ne contenait pas de bombe" a été laissé avec les manifestes du groupe à l'intérieur.

Les Mères en colère se sont aussi arrêtées devant le Palais de Justice de Montréal pour contester les injonctions pour forcer des retours en classe.

La manifestation arrive à destination au parc Émilie-Gamelin, choisi parce qu'il est devenu le point de rencontre des marches nocturnes des étudiants.


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