On les dits ardentes, insatiables

On les dit ardentes, insatiables. […] On les appelle savamment des nymphomanes. […] Mais, seuls, le médecin et les éventuels partenaires savent à quoi s’en tenir, car ces amorales, qui multiplient les expériences, sont en général des inassouvies.

– Extrait de l’article « La frigidité » tiré de L’Encyclopédie des femmes (1966) de Michelle Tisseyre

Il y a quarante ans, nombreux étaient les mythes sur la vie sexuelle féminine… et nombreux sont les mythes sur la santé et le plaisir sexuels des femmes au 21e siècle.

De cette manière, trop peu nombreux sont les femmes et les hommes très informés sur la réalité des jouets sexuels. Cette observation prend d’ailleurs tout son sens alors que les cours d’éducation sexuelle furent retirés des écoles secondaires du Québec.

C’est de cette façon à la suite d’un atelier d’inspiration queer offert par la sexologue Inge Rollin (de la boutique Venez tels quels*) et le Centre des femmes de l’UQÀM que j’ai eu l’occasion de faire le plein d’informations à la fois ludiques et éducatives sur les jouets érotiques et la santé sexuelle des femmes.

Voilà, pour votre plus grand plaisir, cinq faits incontournables sur les jouets érotiques :

1. Les jouets sexuels sont employés depuis plusieurs milliers d’années, des godemichés de bois ou d’os ayant été trouvés dans certaines grottes en France.

2. Il existe des jouets sexuels pour tous les goûts : les matériaux (silicone, latex, verre, bois, or, etc.), les formes et leurs fonctions s’adaptant aux réalités de toutes les femmes et les hommes selon leurs préférences ou leur condition. Par exemple, une femme excisée ou ayant subie chirurgie à la suite d’un accouchement aura tout autant de plaisir!

3. La plupart des godemichés de bonne qualité sont garantis à vie. Les pays reconnus mondialement pour leur savoir-faire? L’Allemagne et le Japon. (Il est à noter toutefois qu’une loi nippone interdit aux industries japonaises de produire des jouets sexuels ayant une apparence phallique!)

4. Il se révèle utile de bien s’informer auprès de sexologues (par le biais d’ateliers entre autres) afin de faire un choix éclairé en matière de jouets érotiques. Ce ne sont pas tous les jouets sexuels qui sont sécuritaires (notamment par les matériaux dont ils sont constitués), écologiques ou de qualité. Les jouets érotiques en verre sont hypoallergéniques, ceux en silicone beaucoup plus faciles d’entretien et parfois fabriqués localement, alors que certains lubrifiants plus délicats pour les organes génitaux féminins.

5. Finalement, la femme possède une masse physique érotique équivalente à celle de l’homme. À ce sujet, je vous invite à regarder l’inspirant documentaire produite par la chaîne ARTE Le clitoris, ce charmant inconnu.

[Le sexe] ne devient jamais vieux; c’est une partie de notre façon intrinsèque d’être. La sexualité est programmée dans nos gènes, une chose que nous pouvons tous vivre d’une façon ou d’une autre. Et j’aime que ce soit une chose que nous continuions d’apprendre, car il y a toujours une personne à quelque part qui le fait un peu différemment de nous.

Jamye Waxman, sexologue

* Il est possible de consulter le catalogue en ligne de la boutique Venez tels quelssituée à Toronto, ou encore, cet article sur la santé sexuelle.

20 Comments

  • Caroline
    2 février 2010

    Tu as bien raison Edenne! Pour avoir vu le super documentaire «Le clitoris, ce charmant inconnu», je peux stipuler que même si nous pensons tous savoir; nous ne nous connaissons jamais assez! L’apprentissage est alors de mise, d’autant plus que très amusant à faire!

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  • Valérie
    2 février 2010

    Santé sexuelle: Intégration des aspects somatiques, affectifs, intellectuels et sociaux de l’être sexué, réalisée selon des réalités épanouissantes qui valorisent la personnalité, la communication et l’amour. (Organisation Mondiale de la Santé,1975)

    Je ne vois pas en quoi la santé sexuelle peut être liée avec l’industrie pornographique, dont la boutique présentée ici fait la promotion.

    Personnellement, je me sens beaucoup plus en santé quand je sais que je n’ai pas besoin de tous ces gadgets.

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  • Edenne
    3 février 2010

    @Valérie: Lorsque je fais référence à la santé sexuelle de la femme, je fais plutôt référence à la santé physique de la femme en relation à sa vie sexuelle. Loin de moi que d’emprunter les termes de l’Organisation mondiale de la santé (et de sa définition de 1975)!

    En marge, Venez tels quels n’est PAS une boutique pornographique. Quelques nuances s’imposent: les jouets érotiques n’ont rien à voir avec l’industrie pornographique.

    De surcroît, l’industrie pornographique présente plusieurs ramifications, certains aux inspirations queer par exemple.

    En espérant que cet article vous a éclairé davantage sur la réalité des jouets érotiques. 🙂

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  • Valérie
    3 février 2010

    Je persiste tout de même à trouver le tout un peu réducteur, la définition de l’OMS, pour une fois, correspondant davantage à ma vision de la chose. Ma santé sexuelle ne se limite pas à la génitalité et à ma capacité à obtenir des orgasmes plus puissants les uns que les autres. Venez tels quels n’est pas une boutique pornographique, d’accord, mais elle possède tout de même un vaste répertoire de films classés Hard. Quel différence entre cette boutique et les autres, sinon une mise en marché différente?

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  • Marie-Hélène
    3 février 2010

    @Valérie
    Venez Tels Quels présente une approche inclusive et favorise l’accès à une vie sexuelle saine aux personnes handicapées et trans (entre autres). Ils ont aussi une mission éducative intéressante.

    Aussi, pour moi, la santé sexuelle passe par plein d’aspects différents et si la déclaration citée est intéressante à cet égard, elle ignore aussi d’autres éléments comme la sécurité, le plaisir, l’accessibilité et la diversité.

    Pour en revenir directement à l’article, je trouve intéressant qu’on parle du plaisir sexuel des femmes et de la sécurité des objets que plusieurs d’entre nous utilisons. J’aurais tendance à comparer cela avec les cosmétiques. Est-ce important pour toutes les femmes? Non. Est-ce qu’ils sont nécessaires pour prendre soin de soi? Non. Est-ce que plusieurs femmes aiment en utiliser? Oui. Y a-t-il un besoin d’information pour ne pas mettre sa santé en jeu en les utilisant? Oui aussi. Il peut donc être intéressant de s’informer sur le sujet, même s’il n’englobe pas tout côté santé sexuelle.

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  • Keven
    3 février 2010

    Plutôt que d’envisager un degré plus ou moins satisfaisant de plaisir dans une définition de la sexualité que l’on prends pour acquis, ne devrait-on pas plutôt tâcher de comprendre quel GENRE de sexualité est plus à même de nous rendre en santé sexuellement?

    Le genre ici considéré est clairement le genre ayant trait uniquement à la partie sensorielle/orgasmique de la sexualité. Plusieurs s’entendront que le sexe n’implique pas UNIQUEMENT un aspect sensoriel. Qu’un degré plus ou moins parfait dans une PARTIE de la sexualité puisse être le critère déterminant pour la perfection du TOUT de la sexualité est, bien évidemment, une lubie.

    On ne saurait définir un arbre en en examinant qu’une feuille.

    Comme le disait Aristote, « Une hirondelle ne fait pas le printemps, ni un seul jour. »

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  • Keven
    3 février 2010

    À Marie-Hélène :

    Si il s’avérait que l’utilisation de tels objets soit contraire à la santé sexuelle, on nuirait aux gens plus qu’autre chose en les informants sur la façon de s’en servir à satiété sans encourrir des problèmes corrolaires.

    Toute discussion est vaine si son objet n’a pas été posé…

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  • Edenne
    3 février 2010

    @Valérie: Venez tels quels, située à Toronto, offre une approche queer à la sexualité et n’est en rien un enième sex shop tel qu’on en trouve (trop) à Montréal.

    À la boutique Venez tels quels, on offre des produits de qualité, plus sécuritaires et l’on vise à informer la clientèle non pas seulement sur les produits offerts en boutique, mais également sur des questions d’ordre de « santé sexuelle ». En outre, on y offre des ateliers, des livres variés (notamment sur la sexualité des aînés) et pas seulement de la pornographie hard tel que vous l’avez souligné précédemment. Finalement, on peut y consulter des sexologues (ou sex therapists) tel que Mme Rollin. Bref, nous n’avons pas affaire à des vendeurs sous pression qui vendent n’importe quoi; les employés de la boutique travaillent dans une coopérative.

    En outre, l’objectif de mon billet n’est pas de vous convaincre de courir à la prochaine boutique érotique, mais plutôt d’informer les lectrices et lecteurs du blogue sur une réalité parfois méconnue celle des jouets érotiques.

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  • Nadia
    3 février 2010

    Je suis surprise de lire dans votre article qu’une femme excisée y trouvera autant de plaisir, avec un petit point d’exclamation tout joyeux. C’est un sujet bien grave que cette mutilation génitale, associée à des croyances folkloriques ou religieuses et imposée par la famille aux filles et cela implique l’ablation du clitoris et parfois aussi la suture des grandes et petites lèvres… Je ne doute pas que certaines retrouvent une vie sexuelle presque correcte, mais enfin le défi est grand.

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  • Chantal
    4 février 2010

    Rassurez-nous Edenne : vous ne travaillez quand même pas pour ce sex-shop tout de même ?

    A la première lecture, votre texte ressemble à s’y méprendre à une publicité.

    quoi qu’il en soit, je trouve qu’il est inopportun de faire de la publicité à un tel établissement même en invoquant maladroitement la santé et je ne sais quelle autre qualité des matériaux ou bons conseils de prétendus psychologues.

    je ne vois là qu’un vulgaire sex-shop où l’on vend notamment des films pornos pourtant ardemment combattus pas les féministes et des sex-toys dignes de performances de hardeuses !

    l’image d’une femme manipulant un sex-toy en regadant un film porno avilissant n’est pas l’image que je voudrais donner de la culture féministe.

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  • Edenne
    4 février 2010

    Si je peux vous rassurer Chantal, je ne travaille pas pour la boutique Venez Tels Quels. C’est de mon plein gré que j’ai désiré vous présenter cette boutique érotique alternative et queer à travers ce billet sur les jouets érotiques. Cependant, je ne vois pas en quoi le fait que j’occupe ou non un emploi à cet coopérative indépendante et inclusive est particulièrement soit d’une quelconque importance ici.

    En outre, il appert de souligner que s’identifier au mouvement féministe n’impose pas une manière unique de vivre sa sexualité. On peut être féministe et monogame, on peut être féministe et fétichiste, on peut être féministe et bisexuelle, on peut être féministe et lire des magazines ou de la littérature érotiques, on peut être féministe et sadomasochiste

    En outre, je vous invite à consulter la mission de la boutique afin de vous en faire une idée plus éclairée.

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  • Valérie
    4 février 2010

    Il me semble que le jour ou, pendant un acte si naturel, je me questionnerai sur ma sécurité, c’est que j’aurai dépassé les bornes. Quand à la diversité et à l’accessibilité, ils me semblent être des critères plutôt douteux, qui font de la sexualité une chose à consommer. En effet, ce sont les mêmes idées auxquelles font référence les gens qui font du tourisme sexuel, par exemple. J’ai fait le tour du site web, et j’ai constaté que les différentes sections ‘éducatives’ étaient toujours orientées vers l’achat de gadgets quelconques. Non, vraiment, désolée, je ne marche pas. La seule particularité de ce sexshop est son plan marketing. D’ailleurs, ça me rappelle les ‘guides pour adolescentes’ distribués dans les écoles secondaires, commandités par des compagnies de produits hygiéniques.

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  • Valérie
    4 février 2010

    Et puis :  »De cette manière, trop peu nombreux sont les femmes et les hommes très informés sur la réalité des jouets sexuels. Cette observation prend d’ailleurs tout son sens alors que les cours d’éducation sexuelle furent retirés des écoles secondaires du Québe. »
    Non plus. Côtoyant des élèves de secondaire 1 à 5, je peux vous assurer qu’ils connaissent TRÈS BIEN cette réalité et ce, dès l’âge de treize ans. En fait, ce qu’ils semblent ignorer, c’est qu’on peut avoir du plaisir simplement en étant avec l’autre, peau contre peau, sans machin ou coup de théâtre.

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  • Sophie
    5 février 2010

    Ma toute petite contribution sur le sujet aura une teinte plutôt personnelle.

    J’avais une aversion pour les jouets sexuels depuis presque toujours. Je suis une personne pour laquelle la sensualité et le contact de la peau sont extrêmement importants. Maintenant, je conserve cette philosophie même si j’ai inclus d’autres pratiques au sein de ma sexualité.

    Ce qui m’arrêtais auparavant de le faire? J’ai marché fort à ce discours social qui veut qu’une femme qui choisit son plaisir (quand, comment) est nécessairement perverse.

    Mais à un moment donné, je fréquentais un organisme de discussions et j’y ai appris l’existence de la digue dentaire (moyen de se protéger lors d’un cunnilingus). Moi qui croyais avoir eu de pas trop mauvais cours d’éducation sexuelle (il y avait le clitoris sur mon schéma, il y a dix-douze ans!)… On parlait bien du safer-sex, mais disons que le tout avait une perspective plus orientée sur la pénétration.

    Une des discussions (à l’organisme, pas à l’école) porte un jour sur les jouets sexuels sous la forme d’un atelier. Les gars se présentent en masse, l’atelier leur est spécifiquement destiné (les invités sont de l’organisme Séro Zéro, qui s’occupe uniquement des hommes ayant des relations avec d’autres hommes). En fait-on un pour les filles? Nenni. Quelques filles se présentent quand même audit atelier, donc j’en ai des échos. Sur la différence entre les jouets de silicone et ceux de plastique, par exemple. Sur la nécessité de ne pas prêter les jouets. Sur des aspects qui me semblent importants à connaître pour tous, même ceux qui n’utilisent pas de jouets.

    Il faut attendre cinq ans après cela pour que j’apprivoise l’idée que je pourrais essayer de me procurer du plaisir de cette façon. Et ç’a été dur puisque, comme je l’ai dit, le discours social autour de moi est plutôt conservateur quant à la sexualité féminine.

    Le moment a été propice pour moi lorsque je suis allée en voyage dans une autre métropole canadienne. Là, il y avait des endroits où la sexualité féminine était perçue de façon positive et où les commerces qui vendaient des objets sexuels ne ressemblaient pas eux-mêmes à des pornos cheap. Il existe Venez Tels Quels, mais il en existe d’autres (comme Venus Envy, par exemple). Des endroits où ce sont les livres qui ornent la devanture de la boutique, où on peut avoir des informations sur tous les aspects de la sexualité, de la notion de genre, des fictions de tous les genres, sur la santé, etc. Des endroits qui offrent des ateliers d’éducation sexuelle. Je me suis procuré autant un livre de Michelle Tea, une écrivaine lesbienne de la scène alternative californienne, qu’un comic-book érotique écrit aussi par une lesbienne. Et, oui, un ou deux jouets que j’apprécie toujours.

    Bref, tout ceci pour dire merci à Edenne pour avoir amené ce sujet!

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  • Imace
    5 février 2010

    Je rejoins les rangs des adeptes des sex toys. Vibromasseur et huiles de massage améliorent l’ordinaire.

    Pourtant je rejoins aussi l’opinion des « contre », en ce sens où je pense qu’une entité ne peut pas à la fois tenir un discours humain, éthique et éclairant sur la sexualité ET être intéressée financièrement dans la vente de sextoys.

    En gros, *Venez Tels Quels* est certainement une bonne adresse pour se procurer des jouets, mais je leur dénie toute légitimité pour prétendre éduquer sur la sexualité. Car les travers (dénoncés par d’autres intervenantes)se retrouveront vite : vision consumériste de la sexualité, parti-pris marketing dissimulé, approche de la sexualité axée sur les jouets au détriment de l’humain, plébiscite d’une « tolérance » qui rime étrangement avec « relativisme culturel s’acharnant à refuser toute analyse critique ».

    A titre d’exemple, pardonnez-moi, mais je ne pense pas que l’on puisse être sado-masochiste (pas pour rire, hein, pour de vrai, des gens qui se font souffrir et s’humilient mutuellement) dans une perspective féministe.

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  • Sophie Sexologue
    10 mars 2010

    Wow!

    Je trouve que certain(e)s d’entre vous êtes très durs!

    Avez-vous déjà entendu parler de la « réduction des méfaits »? Il s’agit d’un concept qui vise à réduire les méfaits d’un phénomène en étant conscient que ce ne soit pas nécessairement optimal. Par exemple,distribuer des condom aux travailleuses du sexe pour qu’elles aient des relations sexuelles plus sécuritairene signifie pas faire la promotion de la prositution, mais c’est de la réduction des méfaits.

    Je crois que ce concept s’applique un peu ici. Il ne s’agit pas de savoir si on est pour ou contre l’utilisation de matériel érotique. Mais je crois qu’il est important d’avoir accès à toutes les infromations concernant l’utilisation du dit matériel pour éviter de mal l’utiliser.

    Vous pouvez être pour ou contre les « sex shop », mais les personnes qui souhaitent avoir une adresse où on peut poser nos questions à des personnes compétentes savent que cette adresse existe.

    Bien sur nous ne sommes pas dupes; il ne s’agit pas d’un organisme à but non lucratif! Oui c’est un commerce qui vise à faire des profits! Mais ça n’empêche pas que certaines mesures ont été mises en place pour faire d’avantage que du profit!

    Nous ne sommes pas nécessairement obligés de jetter le bébé avec l’eau du bain.

    En tant que sexologue, j’ai déjà songé à travailler dans un sex shop. Pourquoi? Justement parce que ça m’aurait permis d’être en contact avec les gens et de faire de l’éducation à la sexualité! Pour toute sort de raison, je ne l’ai pas fait, mais je suis convaincue qu’Inge (pour avoir étudié avec elle) adore son travail, car elle peut diffuser de l’information critique, malgré le contexte de travail qui peut être controversé.

    Je fais aussi une parenthèse sur la sexualité sado-masochiste. Je ne crois pas que « sado-masochisme » et « féminisme » soit des antonymes. Le sadomasochisme se pratique en règle générale selon des règles strictes où les personnes se donnent des codes pour être certaines de ne pas dépasser les limites de l’autre. Si le mot de code est nommé, les activités cesseront. En règle générale, les personnes qui ont ces pratiques ont un grand respect l’un envers l’autre. Avoir des relations inégalitaires dans un contexte très précis de sa sexualité répond à un besoin qui n’est pas exprimé dans lavie de tous les jours et ce n’est pas nécessairement malsain.

    Je vous invite à lire le livre de Paolo Cohelo « onze minutes » qui propose une réflexion très intéressante à propos de la sexualité et du sado-masochisme.

    Il ne s’agit pas ici d’être d’accord et de l’intégrer à sa sexualité, mais bien de mieux comprendre cette sexualité souvent très mal interprétée!

    Voilà!

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  • Joëllita
    30 juin 2010

    Je trouve déplorable que beaucoup d’entre vous attaquent Come as you are en étant seulement allées sur leur site web où, évidemment, se trouve une liste de produits à vendre… Pour avoir habité à Toronto quelques années, je peux vous assurer que c’est une boutique formidable, où on se sent tout à fait à l’aise en tant que femme non seulement d’entrer, mais de bouquiner (il y a même des livres en français !), de s’informer, d’acheter des livres et des revues féministes qui ne parlent pas exclusivement de sexualité (comme Bust, par exemple), et aussi des lubrifiants, des jouets, etc. Et l’on peut louer ou acheter des films érotiques et pornographiques qui sont choisis, justement, pour mettre en valeur des visions différentes de la sexualité (porno réalisée par des femmes, porno lesbienne, trans, etc.). À toutes les fois où j’y suis allée, le staff était vraiment sympathique et accueillant, et je me suis dit : enfin un endroit ouvert à la sexualité féminine sans que ce soit selon des critères hétérosexistes ou macho. Bref, pour moi, cette boutique fait partie des « hauts lieux du féminisme » à Toronto, et j’y ai emmené toutes mes amies en visite pour leur montrer qu’un tel endroit ouvert à leurs désirs et à leurs plaisirs quels qu’ils soient existait vraiment…

    L’idée est de diversifier les désirs et les plaisirs permis. Ce qui ne signifie pas nécessairement les accumuler dans une course à la performance…

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  • Valérie
    1 juillet 2010

    Les gens qui travaillent à la boutique font sans doute bien leur travail de vendeuses, mais je ne vois pas en quoi elles auraient la légitimité de faire de l’éducation sexuelle. Quand je vendais des bijoux, je ne donnais pas de cours de joaillerie. Quand je vendais des poutines, je ne donnais pas de cours de cuisine.

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